Agro-Food Industrie témoigne :« Nous ne restons pas les bras croisés en attendant que le train passe ! »

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La réaction à la crise liée au Covid-19 et aux incertitudes qui en découlent a été immédiate chez Agro-Food Industrie. Il s’agissait tout d’abord de permettre au département Achats d’anticiper à la hausse et/ou à la baisse, en fonction des réseaux de distribution, les approvisionnements en local ou à l’international. Pour cela, « notre Direction commerciale a revu immédiatement son forecast », indique Bruno Montier, Directeur général d’Agro-Food Industrie. « Il a aussi été nécessaire de lister en priorité les entrants/produits indispensables (matières premières, ingrédients, emballages…), afin de les sécuriser au maximum. Nous avons ensuite contacté tous nos fournisseurs « prioritaires » afin de les écouter sur ce point, et comprendre leur problématique à court et moyen terme. L’analyse de ces informations nous a permis de retravailler plus sereinement nos stocks, et de tenter de repositionner l’offre produits vs la demande du marché. »

L’entreprise marrakchie, du fait de son activité dans le baby food halal, dépend beaucoup de matières premières et emballages importés afin de respecter les normes imposées dans l’alimentation infantile. Avec une planète tournant désormais au ralenti, ce risque de rupture dans les chaines d’approvisionnement figure d’ailleurs parmi les craintes principales d’Agro-Food Industrie sur le plus long terme. Quelles sont alors les solutions possibles ? « Anticiper pour les entreprises qui ont de la trésorerie ; faire du sourcing pour diversifier les fournisseurs ; mais aussi trouver des solutions de développement permettant de remplacer un ingrédient en risque de rupture », estime Bruno Montier.

Prévention et lutte contre le virus

Afin de poursuivre son activité, Agro-Food Industrie a suivi de près les recommandations de l’OMS et des autorités. « Notre rôle a été d’éviter toute contamination, propagation, et aussi de beaucoup informer, rassurer, expliquer à nos équipes les bonnes pratiques, les mesures que l’on était en train de mettre en place. Il fallait réagir vite, sans relayer la peur. » L’objectif : instaurer la conduite du changement, engager un dialogue et préserver usa santé et la sécurité de tous les collaborateurs.

Une cellule de crise, composée de collaborateurs, a conçu et déployé un système de managent de la continuité d’activité et un plan d’actions de prévention : diagnostic des équipes, lavage des mains, port du masque, distances de sécurité, télétravail, etc. Les équipes ont été informées et formées et l’organisation adaptée à ces nouvelles contraintes.

Par ailleurs, Agro-Food Industrie a fait preuve d’une volonté d’innovation en développant en interne une visière de protection intégrale, afin de lutter contre la propagation du coronavirus. Lavable et réutilisable, elle a été déployée au sein de l’usine et est désormais proposée à d’autres industriels. L’entreprise compte poursuivre sur cette voie en élargissant sa gamme avec d’autres produits d’hygiène.

Rester positif et audacieux !

Quant à l’impact du Covid-19 sur les entreprises, Bruno Montier estime que « son empreinte économique sera plus profonde que celle de la crise de 2008-2009. C’est une évidence : l’impact économique de cette crise sanitaire va être considérable, d’une grande ampleur et très brutal pour beaucoup de sociétés. » Sans oublier l’impact psychologique ! « Il y aura forcément un avant et un après Covid-19. » Les mesures prises par l’État sont d’ailleurs les bienvenues pour ce chef d’entreprise, qui évoque cependant que la mesure la plus importante pendant cette période serait « un soutien fort, rapide et réel de notre trésorerie. Les banques doivent au plus vite accorder des lignes de crédit bancaires supplémentaires, mais pas dans 6 mois, immédiatement. »

Au niveau d’Agro-Food Industrie en particulier, M. Montier juge qu’il est encore trop tôt pour apprécier l’impact de la crise, qui sera très directement lié à la durée du confinement. « Ce que je peux vous dire, c’est que chez Agro-Food Industrie, nous ne restons pas les bras croisés en attendant que le train passe ! Nous essayons de rassurer nos équipes, de communiquer des messages positifs, rassurants et d’être pro-actifs dans nos démarches commerciales. Je pense profondément que c’est aussi dans ces périodes de difficultés et d’incertitudes que l’on doit se réinventer, se dépasser, innover, se dépoussiérer pour aller chercher l’invisible », conclut-il, ajoutant qu’il est fier de ses équipes, qui apportent chaque jour, malgré les difficultés, une grande valeur ajoutée.


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