{"id":10393,"date":"2025-02-04T16:45:37","date_gmt":"2025-02-04T15:45:37","guid":{"rendered":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/?p=10393"},"modified":"2025-02-04T16:45:38","modified_gmt":"2025-02-04T15:45:38","slug":"du-champ-a-la-bourse-lagroalimentaire-change-dechelle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/?p=10393","title":{"rendered":"Du champ \u00e0 la Bourse\u00a0: L\u2019agroalimentaire change d\u2019\u00e9chelle"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"667\" src=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10394\" srcset=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/1.jpg 1000w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/1-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/1-768x512.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Alors que le financement des entreprises industrielles marocaines devient un enjeu cl\u00e9 pour soutenir la comp\u00e9titivit\u00e9, la Bourse de Casablanca se positionne comme une alternative strat\u00e9gique. Dans cette optique, une conf\u00e9rence-d\u00e9bat d\u00e9di\u00e9e au secteur agroalimentaire a r\u00e9uni le 31 janvier \u00e0 Rabat, les plus grands dirigeants du minist\u00e8re de l\u2019Industrie et du Commerce, de la CGEM, de l\u2019Autorit\u00e9 Marocaine du March\u00e9 des Capitaux (AMMC) et de la Bourse de Casablanca et a connu la signature d\u2019un accord structurant pour ce secteur d\u2019activit\u00e9s. Cet accord vise \u00e0 faciliter l\u2019acc\u00e8s des entreprises industrielles au march\u00e9 boursier et \u00e0 stimuler leur croissance.<\/p>\n\n\n\n<p>Au cours de cet \u00e9v\u00e9nement, les acteurs \u00e9conomiques et financiers ont explor\u00e9 les opportunit\u00e9s qu\u2019offre le march\u00e9 boursier pour acc\u00e9l\u00e9rer la transformation et l\u2019expansion des entreprises. C\u2019est ainsi que Dari Couspate, Mutandis, Cosumar, et Cartier Saada, entreprises d\u00e9j\u00e0 cot\u00e9es, ont partag\u00e9 leur exp\u00e9rience et montr\u00e9 comment la cotation a renforc\u00e9 leur d\u00e9veloppement, aussi bien au niveau du financement que de la gouvernance et de l\u2019internationalisation.<\/p>\n\n\n\n<p>Face aux d\u00e9fis de comp\u00e9titivit\u00e9 et de croissance, l\u2019acc\u00e8s au march\u00e9 boursier s\u2019impose comme une alternative strat\u00e9gique pour les entreprises industrielles marocaines. En offrant des solutions de financement adapt\u00e9es, la Bourse de Casablanca joue un r\u00f4le cl\u00e9 dans le d\u00e9veloppement des investissements, l\u2019optimisation de la gouvernance et l\u2019expansion \u00e0 l\u2019international.<\/p>\n\n\n\n<p>Si certaines entreprises ont d\u00e9j\u00e0 franchi le pas, d\u2019autres h\u00e9sitent encore, frein\u00e9es par un manque d\u2019information ou par des pr\u00e9jug\u00e9s sur la complexit\u00e9 du march\u00e9 boursier. Sensibiliser les acteurs \u00e9conomiques aux b\u00e9n\u00e9fices de la cotation devient alors un enjeu majeur pour acc\u00e9l\u00e9rer la transformation du tissu industriel.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Bourse et industrie : un partenariat pour l\u2019avenir<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"667\" src=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/1-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10395\" srcset=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/1-1.jpg 1000w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/1-1-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/1-1-768x512.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Un accord structurant facilitant l\u2019acc\u00e8s des entreprises industrielles marocaines au march\u00e9 boursier a \u00e9t\u00e9 sign\u00e9 le 31 janvier 2025, entre le minist\u00e8re de l\u2019Industrie et du Commerce, la CGEM, l\u2019Autorit\u00e9 Marocaine du March\u00e9 des Capitaux (AMMC) et la Bourse de Casablanca. Cet accord vise \u00e0 encourager les acteurs du secteur industriel \u00e0 saisir les opportunit\u00e9s de financement offertes par la Bourse, un levier cl\u00e9 pour renforcer la comp\u00e9titivit\u00e9 des entreprises et stimuler la croissance \u00e9conomique.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0<em>Le financement de l\u2019industrie nationale par le march\u00e9 boursier soutient la croissance des secteurs strat\u00e9giques, favorise l\u2019essor de nouvelles industries et g\u00e9n\u00e8re des emplois<\/em>\u00a0\u00bb, a soulign\u00e9 Ryad Mezzour, ministre de l\u2019Industrie et du Commerce. Il a insist\u00e9 sur le r\u00f4le structurant de cet accord dans la vision industrielle port\u00e9e par Sa Majest\u00e9 le Roi Mohammed VI, et sur l\u2019importance du partenariat public-priv\u00e9 pour dynamiser l\u2019\u00e9conomie nationale.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019initiative ne concerne pas uniquement les grandes entreprises. Pour Chakib Alj, Pr\u00e9sident de la CGEM, \u00ab\u00a0<em>Contrairement aux id\u00e9es re\u00e7ues, la Bourse n\u2019est pas r\u00e9serv\u00e9e aux grandes entreprises. Elle est un v\u00e9ritable catalyseur de croissance pour les PME, en am\u00e9liorant leur gouvernance et en facilitant leur transmission<\/em>\u00a0\u00bb. Il a soulign\u00e9 que les entreprises introduites en Bourse enregistrent une croissance moyenne annuelle de 11% de leur chiffre d\u2019affaires, un atout de taille pour le secteur agroalimentaire, qui repr\u00e9sente 6% de la capitalisation boursi\u00e8re de la Bourse de Casablanca avec 7 entreprises cot\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>De son c\u00f4t\u00e9, Tarik Senhaji, Directeur G\u00e9n\u00e9ral de la Bourse de Casablanca, a insist\u00e9 sur l\u2019attractivit\u00e9 croissante du march\u00e9 boursier marocain, illustr\u00e9e par ses performances exceptionnelles et son potentiel pour structurer le financement des entreprises. \u00ab\u00a0<em>\u00c0 travers cette convention b\u00e9n\u00e9ficiant d\u2019un soutien institutionnel fort, nous renfor\u00e7ons notre collaboration avec l\u2019industrie marocaine en mettant \u00e0 sa disposition tous les outils n\u00e9cessaires pour accompagner davantage d\u2019entreprises vers la cotation<\/em>\u00a0\u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>En marge de cette signature, un second protocole d\u2019accord a \u00e9t\u00e9 conclu entre la Bourse de Casablanca, la FENAGRI et la FENIP, afin d\u2019accompagner les entreprises de l\u2019agroalimentaire et de la valorisation des produits de la p\u00eache dans leur d\u00e9marche de financement boursier.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec 2 000 entreprises, 207 000 emplois et un chiffre d\u2019affaires de plus de 185 milliards de dirhams en 2022, le secteur agroalimentaire repr\u00e9sente un fort potentiel de d\u00e9veloppement, aussi bien pour satisfaire les besoins nationaux que pour dynamiser les exportations marocaines. Ses performances en 2023, avec 43 milliards de dirhams d\u2019exportations, en feraient un acteur cl\u00e9 du march\u00e9 boursier, o\u00f9 il pourrait b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un acc\u00e8s facilit\u00e9 au financement gr\u00e2ce \u00e0 ces initiatives.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec ce partenariat structurant, les acteurs publics et priv\u00e9s ambitionnent d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer la croissance des entreprises industrielles marocaines en leur offrant un acc\u00e8s privil\u00e9gi\u00e9 aux opportunit\u00e9s offertes par la Bourse de Casablanca, dans une dynamique de croissance durable et d\u2019internationalisation.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>FENAGRI : la bourse, un levier strat\u00e9gique pour l\u2019agro-industrie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"563\" src=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/2.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10396\" srcset=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/2.jpg 1000w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/2-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/2-768x432.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>L\u2019agro-industrie occupe une place strat\u00e9gique dans l\u2019\u00e9conomie nationale, en assurant \u00e0 la fois la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et en g\u00e9n\u00e9rant une valeur ajout\u00e9e importante. \u00ab&nbsp;<em>Ce secteur joue un r\u00f4le central dans la satisfaction des besoins alimentaires de notre population et contribue significativement \u00e0 la croissance \u00e9conomique du pays&nbsp;<\/em>\u00bb, souligne M. Abdelmounim El Eulj, pr\u00e9sident de la F\u00e9d\u00e9ration nationale de l\u2019agroalimentaire (FENAGRI).<\/p>\n\n\n\n<p>Toutefois, le d\u00e9veloppement de ce secteur repose sur des financements adapt\u00e9s. \u00ab&nbsp;<em>Pour maintenir et renforcer cette dynamique, il est imp\u00e9ratif que les entreprises, quelle que soit leur taille, puissent b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un financement suffisant et structur\u00e9&nbsp;<\/em>\u00bb, insiste-t-il. Un acc\u00e8s facilit\u00e9 aux ressources financi\u00e8res est essentiel pour relever les d\u00e9fis du march\u00e9 local, acc\u00e9l\u00e9rer l\u2019expansion internationale et r\u00e9pondre aux exigences croissantes du secteur.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cette perspective, la Bourse constitue un levier strat\u00e9gique. \u00ab&nbsp;<em>Elle offre aux entreprises les moyens n\u00e9cessaires pour se structurer, innover et se projeter vers l\u2019avenir<\/em>&nbsp;\u00bb, explique M. El Eulj. Un acc\u00e8s plus large au march\u00e9 boursier permettrait ainsi aux acteurs de l\u2019agro-industrie de renforcer leur comp\u00e9titivit\u00e9 et d\u2019assurer une croissance durable.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Dari et la Bourse : d\u2019un choix incertain \u00e0 un succ\u00e8s structurant<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"563\" src=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/3.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10397\" srcset=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/3.jpg 1000w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/3-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/3-768x432.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Initialement per\u00e7ue comme un domaine r\u00e9serv\u00e9 aux grandes entreprises, la Bourse est devenue un levier cl\u00e9 pour la croissance de Dari. M. Hassan Khalil, directeur g\u00e9n\u00e9ral de Dari Couspate, est revenu sur cette exp\u00e9rience d\u00e9terminante.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Cette op\u00e9ration n\u2019\u00e9tait en aucun cas pr\u00e9m\u00e9dit\u00e9e<\/em>&nbsp;\u00bb, confie-t-il. L\u2019entreprise familiale, fond\u00e9e par son p\u00e8re, envisageait \u00e0 l\u2019origine un d\u00e9veloppement classique, avec un \u00e9ventuel recours \u00e0 un fonds d\u2019investissement ou une cession. Mais une rencontre avec une banque d\u2019affaires a boulevers\u00e9 cette trajectoire. \u00ab&nbsp;<em>Nous avons imm\u00e9diatement rejet\u00e9 l\u2019id\u00e9e de la Bourse, la jugeant trop complexe et inadapt\u00e9e \u00e0 notre structure<\/em>&nbsp;\u00bb, se souvient-il.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, le fondateur de l\u2019entreprise a rapidement per\u00e7u les opportunit\u00e9s qu\u2019offrait la cotation. \u00ab&nbsp;<em>Mon p\u00e8re a compris imm\u00e9diatement l\u2019int\u00e9r\u00eat de cette d\u00e9marche et a r\u00e9ussi \u00e0 nous convaincre<\/em>&nbsp;\u00bb, explique M. Hassan Khalil. Le processus a \u00e9t\u00e9 rapide : Dari est entr\u00e9e en Bourse en juin 2005, soit \u00e0 peine huit mois apr\u00e8s la prise de d\u00e9cision.<\/p>\n\n\n\n<p>Le passage par la Bourse a permis \u00e0 Dari de financer son expansion sans recourir \u00e0 l\u2019endettement. \u00ab&nbsp;<em>Nous souhaitions construire une nouvelle usine sans contracter de dettes. La Bourse s\u2019est alors impos\u00e9e comme une solution id\u00e9ale, avec des co\u00fbts tr\u00e8s r\u00e9duits<\/em>&nbsp;\u00bb, affirme-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019impact ne s\u2019est pas limit\u00e9 au financement. La cotation a \u00e9galement renforc\u00e9 la confiance des consommateurs. \u00ab&nbsp;<em>Lorsque vous \u00eates une marque et que vos clients sont aussi actionnaires, cela cr\u00e9e une dynamique positive, renfor\u00e7ant la fid\u00e9lit\u00e9 et la transparence<\/em>&nbsp;\u00bb, souligne M. Khalil.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur le plan international, cette d\u00e9cision s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e strat\u00e9gique. \u00ab&nbsp;<em>Quand nous avons acquis notre usine en Belgique, \u00eatre cot\u00e9s en Bourse au Maroc a ouvert toutes les portes, tant aupr\u00e8s des banques qu\u2019aupr\u00e8s des autorit\u00e9s locales<\/em>&nbsp;\u00bb, t\u00e9moigne Hassan Khalil.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019introduction en Bourse a aussi conduit l\u2019entreprise \u00e0 adopter des standards de gouvernance plus stricts. \u00ab&nbsp;<em>Nous avons d\u00fb nous conformer aux r\u00e8gles de l\u2019AMMC, ce qui nous a amen\u00e9s \u00e0 recruter des administrateurs ind\u00e9pendants<\/em>&nbsp;\u00bb, explique-t-il. Un choix structurant qui a enrichi la vision strat\u00e9gique de Dari.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec du recul, M. Hassan Khalil estime que le courage a \u00e9t\u00e9 l\u2019\u00e9l\u00e9ment d\u00e9cisif. \u00ab&nbsp;<em>Accepter d\u2019aller vers plus de transparence et devenir une soci\u00e9t\u00e9 publique a \u00e9t\u00e9 un acte audacieux, mais aujourd\u2019hui, nous en r\u00e9coltons tous les b\u00e9n\u00e9fices&nbsp;\u00bb<\/em>, conclut-il.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Mutandis : une entreprise pens\u00e9e pour la bourse d\u00e8s sa cr\u00e9ation<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"563\" src=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/4.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10398\" srcset=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/4.jpg 1000w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/4-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/4-768x432.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>La Bourse est le moyen d&#8217;une ambition<\/em>.&nbsp;\u00bb C\u2019est par ces mots que M. Adil Douiri, fondateur et pr\u00e9sident de Mutandis, a introduit son t\u00e9moignage. Il a ainsi soulign\u00e9 le r\u00f4le cl\u00e9 de la cotation en Bourse dans le d\u00e9veloppement et la structuration de son entreprise, rappelant que Mutandis a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue d\u00e8s sa cr\u00e9ation en 2008 pour \u00eatre cot\u00e9e en Bourse. Ce choix strat\u00e9gique s\u2019est impos\u00e9 comme un moyen incontournable pour financer son ambition et structurer son expansion.<\/p>\n\n\n\n<p>Ne disposant pas d\u2019un patrimoine personnel suffisant pour b\u00e2tir une entreprise de plusieurs milliards de dirhams, M. Douiri a d\u00fb convaincre des investisseurs de le suivre d\u00e8s le d\u00e9part, constituant ainsi un tour de table solide d\u00e8s la cr\u00e9ation de Mutandis. Cette approche a permis \u00e0 l\u2019entreprise d\u2019adopter une strat\u00e9gie d\u2019acquisitions dans quatre secteurs cl\u00e9s : l\u2019hygi\u00e8ne, l\u2019agroalimentaire, les produits de la mer et l\u2019emballage.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019introduction en Bourse en 2018 a marqu\u00e9 un tournant d\u00e9cisif, offrant \u00e0 Mutandis 200 millions de dirhams suppl\u00e9mentaires pour acc\u00e9l\u00e9rer son expansion. \u00ab&nbsp;<em>Nous avons pu changer d\u2019\u00e9chelle et investir massivement dans des projets Greenfield, en construisant nos propres usines et en lan\u00e7ant de nouvelles marques<\/em>&nbsp;\u00bb, d\u00e9taille-t-il. Cette lev\u00e9e de fonds a permis \u00e0 Mutandis d\u2019entamer une nouvelle phase de d\u00e9veloppement, passant progressivement d\u2019une logique d\u2019acquisitions \u00e0 la construction d\u2019infrastructures et \u00e0 l\u2019innovation produit.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019un des d\u00e9fis majeurs pour Mutandis a \u00e9t\u00e9 l\u2019acc\u00e8s direct aux consommateurs finaux \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, notamment sur les march\u00e9s complexes comme les \u00c9tats-Unis. \u00ab&nbsp;<em>Au Maroc, nous ma\u00eetrisons l\u2019acc\u00e8s aux \u00e9piciers, mais aux \u00c9tats-Unis, le d\u00e9fi \u00e9tait diff\u00e9rent<\/em>&nbsp;\u00bb, explique le fondateur.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour acc\u00e9l\u00e9rer son implantation, Mutandis a fait l\u2019acquisition d\u2019une marque am\u00e9ricaine en 2021, lui permettant d\u2019acc\u00e9der rapidement aux supermarch\u00e9s et hypermarch\u00e9s am\u00e9ricains. \u00ab&nbsp;<em>Gr\u00e2ce \u00e0 la Bourse, nous avons pu financer cette acquisition et franchir une \u00e9tape d\u00e9cisive dans notre d\u00e9veloppement international<\/em>&nbsp;\u00bb, souligne-t-il. Aujourd\u2019hui, 25 % du chiffre d\u2019affaires de Mutandis provient du march\u00e9 am\u00e9ricain, un segment strat\u00e9gique qui continue de cro\u00eetre.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis sa cr\u00e9ation, Mutandis a lev\u00e9 pr\u00e8s d\u2019un milliard de dirhams, dont 500 millions \u00e0 travers la Bourse, tout en redistribuant 600 millions de dividendes \u00e0 ses actionnaires.&nbsp;<em>\u00ab&nbsp;Nous avons prouv\u00e9 que la Bourse est un levier puissant non seulement pour lever des fonds, mais aussi pour structurer la gouvernance, renforcer la transparence et am\u00e9liorer la valorisation des entreprises&nbsp;<\/em>\u00bb, affirme M. Douiri.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019entreprise ne compte pas s\u2019arr\u00eater l\u00e0. \u00ab&nbsp;<em>Nous allons continuer \u00e0 lever des fonds et \u00e0 doubler de taille tous les cinq ou six ans en nous appuyant sur ce formidable m\u00e9canisme de financement<\/em>&nbsp;\u00bb, annonce-t-il. Avec 11 usines, une pr\u00e9sence dans 50 pays et un chiffre d\u2019affaires de 2,5 milliards de dirhams, Mutandis illustre comment la Bourse peut propulser une entreprise marocaine vers une croissance soutenue et une expansion internationale ma\u00eetris\u00e9e<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Cosumar : une ambition export renforc\u00e9e par la dynamique boursi\u00e8re<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"563\" src=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/5.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10399\" srcset=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/5.jpg 1000w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/5-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/5-768x432.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Dans un contexte o\u00f9 la Bourse de Casablanca s\u2019impose comme un levier de financement structurant pour l\u2019agro-industrie, Cosumar acc\u00e9l\u00e8re son expansion internationale. Cot\u00e9 depuis 40 ans, le leader du sucre au Maroc entend porter ses exportations \u00e0 1 million de tonnes, contre une moyenne actuelle de 650 000 tonnes, a annonc\u00e9 M. Hassan Mounir, directeur g\u00e9n\u00e9ral du groupe.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec 80 000 producteurs r\u00e9partis sur cinq r\u00e9gions et pr\u00e8s de 5 millions de tonnes de plantes sucri\u00e8res transport\u00e9es chaque ann\u00e9e, Cosumar s\u2019impose comme un acteur majeur du secteur. \u00ab&nbsp;<em>Nous disposons d\u2019un outil de production parmi les plus imposants au monde dans notre secteur<\/em>&nbsp;\u00bb, affirme M.&nbsp;&nbsp;Hassan Mounir.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans sa strat\u00e9gie de croissance, le groupe a su tirer parti des opportunit\u00e9s offertes par la Bourse pour structurer son financement et attirer des investisseurs strat\u00e9giques, notamment Sucden, acteur fran\u00e7ais majeur du secteur, qui a int\u00e9gr\u00e9 son capital en 2023. Ce partenariat a renforc\u00e9 sa capacit\u00e9 \u00e0 explorer de nouveaux march\u00e9s, notamment les \u00c9tats-Unis, o\u00f9 la demande en sucre blanc raffin\u00e9 reste forte.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur le plan boursier, Cosumar b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019une forte attractivit\u00e9 aupr\u00e8s des investisseurs nationaux et internationaux, gr\u00e2ce \u00e0 ses fondamentaux solides et son statut de valeur de rendement. Malgr\u00e9 un contexte marqu\u00e9 par le stress hydrique et les d\u00e9fis li\u00e9s \u00e0 la gestion des ressources en eau, l\u2019entreprise continue d\u2019afficher des performances solides.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Malgr\u00e9 ces contraintes, nous avons su rester rentables et attractifs<\/em>&nbsp;\u00bb, souligne M. Mounir, tout en laissant entendre que le recours \u00e0 la Bourse pourrait \u00eatre envisag\u00e9 pour financer ses futurs projets d\u2019expansion.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019ascension de cartier Saada en bourse&nbsp;: de 60 \u00e0 250 millions de&nbsp;dirhams&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"563\" src=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/6.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10400\" srcset=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/6.jpg 1000w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/6-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/6-768x432.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Acteur historique du secteur agroalimentaire, Cartier Saada a connu une transformation strat\u00e9gique depuis son introduction en Bourse en 2006. Fond\u00e9e en 1947, l\u2019entreprise, historiquement familiale, a choisi la cotation pour structurer son financement et acc\u00e9l\u00e9rer son d\u00e9veloppement international.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>\u00c0 l\u2019\u00e9poque, nous avions plusieurs options : recourir aux banques, faire appel \u00e0 des investisseurs priv\u00e9s ou entrer en Bourse. La cotation nous a offert un cadre de gouvernance solide, avec des organes de gestion, de transparence et des comit\u00e9s strat\u00e9giques<\/em>&nbsp;\u00bb, explique M. Hicham Meziane, directeur g\u00e9n\u00e9ral adjoint de Cartier Saada. Cette d\u00e9cision a permis \u00e0 Cartier Saada de lever 22,2 millions&nbsp;de dirhams, un tournant d\u00e9cisif pour son expansion.<\/p>\n\n\n\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 ce financement, le chiffre d\u2019affaires de l\u2019entreprise est pass\u00e9 de 60 millions de dirhams en 2006 \u00e0 250 millions aujourd\u2019hui. \u00ab&nbsp;<em>Ce fut un v\u00e9ritable bond en avant. Nous sommes pass\u00e9s de quelques march\u00e9s \u00e0 une pr\u00e9sence dans plus de trente pays<\/em>&nbsp;\u00bb, souligne M. Hicham Meziane.<\/p>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 de l\u2019aspect financier, l\u2019entr\u00e9e en Bourse a consolid\u00e9 la cr\u00e9dibilit\u00e9 de l\u2019entreprise sur la sc\u00e8ne internationale. \u00ab&nbsp;<em>\u00catre cot\u00e9 change la nature des discussions. La confiance s\u2019installe plus rapidement, ce qui fluidifie la mise en place de partenariats strat\u00e9giques<\/em>&nbsp;\u00bb, explique-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019arriv\u00e9e en 2019 d\u2019un nouvel actionnaire am\u00e9ricain, d\u00e9tenant 10 % du capital, a permis \u00e0 Cartier Saada d\u2019acc\u00e9der au march\u00e9 am\u00e9ricain, premier importateur mondial d\u2019olives de table. \u00ab&nbsp;<em>Gr\u00e2ce \u00e0 ce partenariat, nous avons pu franchir un cap dans notre d\u00e9veloppement international et multiplier notre chiffre d\u2019affaires<\/em>&nbsp;\u00bb, conclut-il.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Financement agroalimentaire : la Bourse moteur de croissance<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"563\" src=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/7.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10401\" srcset=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/7.jpg 1000w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/7-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/7-768x432.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>De son c\u00f4t\u00e9, Brahim Benjelloun Touimi, nouveau pr\u00e9sident du Conseil d\u2019Administration de la Bourse de Casablanca, a mis en avant le r\u00f4le strat\u00e9gique du march\u00e9 boursier dans le financement et le d\u00e9veloppement des entreprises du secteur.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>La Bourse de Casablanca est une plateforme ouverte et accessible, offrant des opportunit\u00e9s uniques aux entreprises marocaines<\/em>&nbsp;\u00bb, a-t-il affirm\u00e9, rappelant que son r\u00f4le ne se limite pas \u00e0 la lev\u00e9e de fonds. Elle repr\u00e9sente un v\u00e9ritable levier d\u2019institutionnalisation et de gouvernance, en favorisant la transparence financi\u00e8re, la pr\u00e9sence d\u2019administrateurs ind\u00e9pendants et une structuration plus p\u00e9renne des entreprises.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour Brahim Benjelloun Touimi, le d\u00e9fi est d\u2019intensifier l\u2019investissement dans les industries agroalimentaires, d\u2019encourager l\u2019innovation et de mobiliser davantage l\u2019\u00e9pargne \u00e0 travers le march\u00e9 financier. Il a insist\u00e9 sur l\u2019importance de transformer les industries agroalimentaires en entreprises \u00e0 forte valeur ajout\u00e9e, capables de s\u2019int\u00e9grer pleinement dans les cha\u00eenes de valeur r\u00e9gionales et internationales.<\/p>\n\n\n\n<p>En cl\u00f4ture de la conf\u00e9rence, il a lanc\u00e9 un appel \u00e0 la mobilisation de toutes les parties prenantes, soulignant que \u00ab&nbsp;<em>financer un agrobusiness r\u00e9silient, ouvert \u00e0 l\u2019international et en croissance durable<\/em>&nbsp;\u00bb est une priorit\u00e9 pour l\u2019avenir de l\u2019industrie marocaine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alors que le financement des entreprises industrielles marocaines devient un enjeu cl\u00e9 pour soutenir la comp\u00e9titivit\u00e9, la Bourse de Casablanca se positionne comme une alternative strat\u00e9gique. Dans cette optique, une conf\u00e9rence-d\u00e9bat d\u00e9di\u00e9e au secteur agroalimentaire a r\u00e9uni le 31 janvier \u00e0 Rabat, les plus grands dirigeants du minist\u00e8re de l\u2019Industrie et du Commerce, de la &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":10394,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6,2],"tags":[],"class_list":["post-10393","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","","category-a-la-une","category-actus-maroc"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10393","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=10393"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10393\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10402,"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10393\/revisions\/10402"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/10394"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=10393"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=10393"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=10393"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}