{"id":12953,"date":"2026-02-08T23:32:43","date_gmt":"2026-02-08T22:32:43","guid":{"rendered":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/?p=12953"},"modified":"2026-02-08T23:32:44","modified_gmt":"2026-02-08T22:32:44","slug":"a-dakhla-les-acteurs-halieutiques-devoilent-leurs-ambitions-africaines","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/?p=12953","title":{"rendered":"\u00c0 Dakhla, les acteurs halieutiques d\u00e9voilent leurs ambitions africaines"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00c0 Dakhla, la deuxi\u00e8me \u00e9dition de SeaFood4Africa, qui s\u2019est tenue du 4 au 6 f\u00e9vrier 2026 \u00e0 Dakhla, s\u2019est structur\u00e9e autour d\u2019un format hybride assum\u00e9 : d\u2019un c\u00f4t\u00e9, un forum de r\u00e9flexion rythm\u00e9 par des conf\u00e9rences et des panels th\u00e9matiques r\u00e9unissant d\u00e9cideurs publics, experts techniques et op\u00e9rateurs priv\u00e9s ; de l\u2019autre, un salon professionnel donnant \u00e0 voir, de mani\u00e8re tr\u00e8s concr\u00e8te, l\u2019ensemble des maillons de la fili\u00e8re halieutique, de l\u2019amont \u00e0 l\u2019aval. Cette double approche a permis de croiser les visions strat\u00e9giques avec les r\u00e9alit\u00e9s industrielles et \u00e9conomiques du terrain.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur le volet forum, les d\u00e9bats ont port\u00e9 sur les trajectoires futures du secteur en Afrique : durabilit\u00e9 des ressources, mont\u00e9e en valeur ajout\u00e9e locale, aquaculture, innovation technologique et int\u00e9gration r\u00e9gionale. En parall\u00e8le, l\u2019espace d\u2019exposition a rassembl\u00e9 des acteurs aux profils vari\u00e9s, p\u00eache, transformation, export, aquaculture, \u00e9quipements et logistique, illustrant la diversit\u00e9 et la compl\u00e9mentarit\u00e9 des mod\u00e8les qui structurent aujourd\u2019hui l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me halieutique.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est dans ce cadre que le Complexe de P\u00eache du Littoral (COPELIT) est intervenu pour rappeler le r\u00f4le central des groupes nationaux int\u00e9gr\u00e9s. Cr\u00e9\u00e9 en 1986, le groupe 100 % marocain, fort de plus de 40 ans d\u2019expertise et de plus de 2 250 collaborateurs, op\u00e8re sur l\u2019ensemble de la cha\u00eene de valeur des produits de la mer : p\u00eache maritime, conserverie, cong\u00e9lation, production de farine et d\u2019huile de poisson, n\u00e9goce et logistique. Implant\u00e9 \u00e0 Dakhla, La\u00e2youne, Agadir, Tan-Tan et Berrechid, COPELIT s\u2019appuie notamment sur une flotte de six chalutiers RSW bas\u00e9s au port de Dakhla et quatorze bateaux de p\u00eache c\u00f4ti\u00e8re, op\u00e9rant dans le strict respect des quotas. Pr\u00e9sent\u00e9 par Nisrine Kabli, le groupe a inscrit sa participation \u00e0 SeaFood4Africa dans une logique de consolidation des relations avec ses clients et fournisseurs, saluant \u00ab&nbsp;<em>un \u00e9v\u00e9nement \u00e0 la hauteur des attentes<\/em>&nbsp;\u00bb, tant sur le fond que sur la qualit\u00e9 de l\u2019organisation.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"SEAFOOD 4 AFRICA 2026 : NISRINE KABLI, COPELIT\" width=\"618\" height=\"348\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/E-2QnyaRP9E?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019interface entre innovation et durabilit\u00e9, VIRIDE a illustr\u00e9, sur l\u2019espace salon comme dans les \u00e9changes techniques, l\u2019\u00e9mergence de solutions alternatives \u00e0 forte valeur environnementale. La soci\u00e9t\u00e9 allemande, sp\u00e9cialis\u00e9e dans la culture industrielle de microalgues en zones d\u00e9sertiques littorales, a mis en avant le potentiel africain pour le d\u00e9veloppement de cette fili\u00e8re. Son cofondateur et CEO, Stefan Schmid, a soulign\u00e9 que la concentration d\u2019experts, d\u2019administrations et d\u2019investisseurs \u00e0 SeaFood4Africa a permis \u00ab&nbsp;<em>d\u2019ouvrir des perspectives concr\u00e8tes&nbsp;<\/em>\u00bb \u00e0 Dakhla, mais aussi au Maroc, au S\u00e9n\u00e9gal et en Afrique de l\u2019Ouest. La pr\u00e9sentation des algues marines, reconnues pour leurs qualit\u00e9s nutritionnelles et leur impact positif sur la qualit\u00e9 du poisson, a suscit\u00e9 un int\u00e9r\u00eat marqu\u00e9 aupr\u00e8s des visiteurs professionnels.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"SEAFOOD 4 AFRICA : STEFAN SCHMID, Co-Founder &amp; CEO, VIRIDE\" width=\"618\" height=\"348\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/kFMN56XHzf8?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Les op\u00e9rateurs locaux ont, quant \u00e0 eux, mis en avant la dimension territoriale du salon. RHZ Sahara, entreprise marocaine de transformation et d\u2019export bas\u00e9e \u00e0 Dakhla, a pr\u00e9sent\u00e9 SeaFood4Africa comme un levier de visibilit\u00e9 pour les industriels implant\u00e9s dans les provinces du Sud. Sa directrice, Khadija Amaanaoui, a insist\u00e9 sur \u00ab&nbsp;<em>l\u2019opportunit\u00e9 strat\u00e9gique de nouer de nouvelles relations commerciales \u00e0 l\u2019\u00e9chelle africaine et internationale<\/em>&nbsp;\u00bb, tout en valorisant la diversit\u00e9 de l\u2019offre locale. Concernant la d\u00e9cision relative \u00e0 l\u2019exportation de la sardine, elle a pr\u00e9cis\u00e9 que l\u2019entreprise, active sur plusieurs esp\u00e8ces, n\u2019est pas directement impact\u00e9e et y voit une opportunit\u00e9 \u00e0 moyen terme pour la fili\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"SEAFOOD 4 AFRICA 2026 : Khadija Amaanaoui Directrice de  RHZ sahara Dakhla \" width=\"618\" height=\"348\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/JcOdlZdCQmE?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Sur le segment de l\u2019aquaculture offshore, Badinotti a apport\u00e9 une lecture industrielle et technologique des enjeux. Fond\u00e9 en 1910 en Italie, le groupe, aujourd\u2019hui r\u00e9f\u00e9rence mondiale dans les filets de p\u00eache et les cages d\u2019aquaculture, se positionne comme int\u00e9grateur de projets cl\u00e9s en main, de l\u2019installation en mer \u00e0 la mise sur le march\u00e9 du poisson. Pr\u00e9sent\u00e9 par Samir Gazbar, Executive Business Developer MENA, Badinotti a rappel\u00e9 que si l\u2019aquaculture marocaine reste encore \u00e0 un stade \u00e9mergent, des projets pilotes soutenus par la FAO et accompagn\u00e9s par l\u2019ANDA \u00ab&nbsp;<em>ouvrent la voie \u00e0 une mont\u00e9e en puissance progressive<\/em>&nbsp;\u00bb, en compl\u00e9ment de la p\u00eache maritime traditionnelle.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\nhttps:\/\/youtu.be\/tdtSpA6rZ1Y?si=kOv7qkFmjrXtmze1\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est \u00e9galement dans cette dynamique aquacole que s\u2019inscrit le t\u00e9moignage de Sanaa Bhaby, membre du R\u00e9seau marocain des femmes de la p\u00eache, venue rappeler l\u2019\u00e9volution du r\u00f4le des femmes dans le secteur halieutique, et plus particuli\u00e8rement dans l\u2019aquaculture. Selon elle, ce segment en plein d\u00e9veloppement s\u2019accompagne d\u2019une pr\u00e9sence f\u00e9minine croissante, tant en nombre que dans la diversit\u00e9 des m\u00e9tiers exerc\u00e9s, traduisant une transformation progressive mais structurante du secteur. Une \u00e9volution qui, au-del\u00e0 de l\u2019enjeu social, constitue d\u00e9sormais un levier de performance et de durabilit\u00e9 pour l\u2019aquaculture marocaine.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"SEAFOOD 4 AFRICA 2026: Sanaa Bhaby, Membre du R\u00e9seau Marocain des Femmes de la P\u00eache\" width=\"618\" height=\"348\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/hy32Gh34IBE?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, la question des infrastructures et de la logistique, souvent moins visibles mais d\u00e9terminantes pour la comp\u00e9titivit\u00e9 du secteur, a \u00e9t\u00e9 port\u00e9e par Mega Rayonnage. Son responsable commercial, Ahmed Salaoui, a soulign\u00e9 l\u2019importance de solutions de stockage adapt\u00e9es aux environnements froids et aux exigences sanitaires de l\u2019industrie des produits de la mer. Les syst\u00e8mes de rayonnage et les contenants propos\u00e9s visent \u00e0 s\u00e9curiser la qualit\u00e9 des produits tout au long de la cha\u00eene logistique, dans un contexte de mont\u00e9e en gamme des march\u00e9s \u00e0 l\u2019export.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"SEAFOOD 4 AFRICA 2026 : AHMED SALAOUI, Responsable Commercial, Mega Rayonnage\" width=\"618\" height=\"348\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/-_xu6Pkjrps?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Ces six t\u00e9moignages ne constituent qu\u2019un \u00e9chantillon, certes limit\u00e9 mais particuli\u00e8rement r\u00e9v\u00e9lateur, des dynamiques \u00e0 l\u2019\u0153uvre au sein de la fili\u00e8re halieutique africaine. \u00c0 travers ces prises de parole compl\u00e9mentaires, SeaFood4Africa s\u2019est affirm\u00e9, non comme un simple espace de promotion, mais comme un outil de lecture sectorielle, o\u00f9 les ambitions affich\u00e9es se confrontent aux capacit\u00e9s industrielles, logistiques, humaines et technologiques r\u00e9ellement mobilisables.<\/p>\n\n\n\n<p>En faisant dialoguer panels strat\u00e9giques et r\u00e9alit\u00e9s expos\u00e9es sur le salon, l\u2019\u00e9v\u00e9nement a positionn\u00e9 Dakhla comme un point de convergence cr\u00e9dible pour la fili\u00e8re halieutique africaine, \u00e0 condition que les \u00e9changes engag\u00e9s se traduisent, au-del\u00e0 du salon, par des projets concrets, structurants et mesurables pour l\u2019ensemble de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 Dakhla, la deuxi\u00e8me \u00e9dition de SeaFood4Africa, qui s\u2019est tenue du 4 au 6 f\u00e9vrier 2026 \u00e0 Dakhla, s\u2019est structur\u00e9e autour d\u2019un format hybride assum\u00e9 : d\u2019un c\u00f4t\u00e9, un forum de r\u00e9flexion rythm\u00e9 par des conf\u00e9rences et des panels th\u00e9matiques r\u00e9unissant d\u00e9cideurs publics, experts techniques et op\u00e9rateurs priv\u00e9s ; de l\u2019autre, un salon professionnel donnant &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":12931,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6,2],"tags":[],"class_list":["post-12953","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","","category-a-la-une","category-actus-maroc"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12953","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=12953"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12953\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":12954,"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12953\/revisions\/12954"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/12931"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=12953"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=12953"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=12953"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}