{"id":14853,"date":"2026-10-16T17:44:31","date_gmt":"2026-10-16T16:44:31","guid":{"rendered":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/?p=14853"},"modified":"2026-10-16T18:04:38","modified_gmt":"2026-10-16T17:04:38","slug":"protection-des-cultures-bayer-mise-sur-une-recherche-axee-sur-la-cible","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/?p=14853","title":{"rendered":"CropKey : Bayer repense la recherche pour mieux prot\u00e9ger les cultures"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Concevoir une mol\u00e9cule en fonction d\u2019une cible biologique pr\u00e9cise, en int\u00e9grant d\u00e8s le d\u00e9part son efficacit\u00e9, son profil de s\u00e9curit\u00e9 et son co\u00fbt : c\u2019est le principe de CropKey, l\u2019approche de recherche d\u00e9velopp\u00e9e par Bayer. \u00c0 Lyon, cette d\u00e9marche illustre les transformations de la protection des cultures, avec un enjeu pour les agricultures nord-africaines : acc\u00e9der \u00e0 des solutions adapt\u00e9es \u00e0 leurs contraintes propres.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Comment prot\u00e9ger les rendements lorsque les al\u00e9as climatiques fragilisent les cultures, que les maladies \u00e9voluent et que les exigences environnementales se renforcent ? Pour les acteurs de la protection des plantes, la question impose de revoir la mani\u00e8re de rechercher de nouvelles substances. L\u2019efficacit\u00e9 reste indispensable, mais elle doit d\u00e9sormais se conjuguer avec la s\u00e9curit\u00e9, la ma\u00eetrise des r\u00e9sidus et la viabilit\u00e9 \u00e9conomique pour l\u2019agriculteur.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au Centre de recherche de La Dargoire, \u00e0 Lyon, Bayer entend r\u00e9pondre \u00e0 cette \u00e9quation avec CropKey. Cette approche associe une connaissance plus fine des m\u00e9canismes biologiques aux capacit\u00e9s de l\u2019intelligence artificielle et de l\u2019analyse de donn\u00e9es. Elle vise \u00e0 orienter la conception de nouvelles solutions de protection des cultures en int\u00e9grant, d\u00e8s les premi\u00e8res \u00e9tapes de la recherche, les propri\u00e9t\u00e9s attendues du futur produit.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le poids \u00e9conomique de cette activit\u00e9 donne la mesure des moyens mobilis\u00e9s. D\u2019apr\u00e8s les chiffres pr\u00e9sent\u00e9s par Bayer lors de la rencontre, la division Crop Science a r\u00e9alis\u00e9 un chiffre d\u2019affaires mondial de 21,6 milliards d\u2019euros en 2025, pour 2 milliards d\u2019euros d\u2019investissements en recherche et d\u00e9veloppement. Elle comptait environ 31 700 salari\u00e9s en \u00e9quivalents temps plein au 31 d\u00e9cembre 2025.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La d\u00e9marche a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 des journalistes du Maroc, d\u2019Alg\u00e9rie et de Tunisie lors d\u2019une immersion de deux jours dans l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me de Bayer Crop Science \u00e0 Lyon. Du LifeHub au Centre de recherche de La Dargoire, puis au site industriel de Villefranche-Limas, le parcours permettait d\u2019examiner les diff\u00e9rentes \u00e9tapes qui s\u00e9parent la recherche d\u2019une solution de sa fabrication. Il mettait surtout en \u00e9vidence une question centrale : comment transformer les avanc\u00e9es scientifiques en r\u00e9ponses utilisables par les agriculteurs ?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>CropKey, une autre mani\u00e8re de concevoir les mol\u00e9cules<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le choix de la cible biologique constitue le point de d\u00e9part de CropKey. Avec cette approche, Bayer cherche \u00e0 concevoir une mol\u00e9cule en fonction d\u2019une cible pr\u00e9cise et d\u2019un ensemble de crit\u00e8res d\u00e9finis en amont.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Philippe M\u00e9resse, Responsable du LifeHub Lyon chez Bayer, d\u00e9crit une d\u00e9marche destin\u00e9e \u00e0 rechercher de nouvelles solutions de protection des plantes, qu\u2019il s\u2019agisse de fongicides, d\u2019insecticides ou d\u2019herbicides. Le principe consiste \u00e0 s\u00e9lectionner la cible, puis \u00e0 concevoir une mol\u00e9cule capable de r\u00e9pondre aux propri\u00e9t\u00e9s recherch\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019identification de nouveaux modes d\u2019action occupe une place centrale dans cette recherche. Il s\u2019agit de d\u00e9velopper de nouvelles fa\u00e7ons de contr\u00f4ler les organismes qui affectent les cultures. L\u2019activit\u00e9 de la mol\u00e9cule doit toutefois s\u2019accompagner d\u2019un profil de s\u00e9curit\u00e9 int\u00e9grant les dimensions toxicologique et \u00e9cotoxicologique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Centre de recherche de La Dargoire r\u00e9unit pr\u00e8s de 200 chercheurs, dont les expertises couvrent la biologie, la biochimie, la chimie, l\u2019imagerie, l\u2019intelligence artificielle et la science des donn\u00e9es. Cette diversit\u00e9 de comp\u00e9tences permet d\u2019articuler la compr\u00e9hension des maladies des plantes avec la conception de nouvelles solutions.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La microscopie automatis\u00e9e, la chimie assist\u00e9e par l\u2019IA, les essais de recherche, l\u2019automatisation et la robotique font partie des outils mobilis\u00e9s. Leur utilisation doit permettre de mieux caract\u00e9riser les m\u00e9canismes \u00e9tudi\u00e9s et d\u2019orienter le travail de conception.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>L\u2019IA pour orienter la recherche<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La connaissance des processus biologiques et le d\u00e9veloppement des mod\u00e8les ouvrent de nouvelles possibilit\u00e9s pour la conception des mol\u00e9cules. L\u2019intelligence artificielle intervient pour exploiter ces connaissances et orienter les recherches vers des profils r\u00e9pondant \u00e0 plusieurs exigences simultan\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le d\u00e9veloppement de ces mod\u00e8les repose sur les \u00e9quipes de Bayer, mais peut \u00e9galement faire appel \u00e0 des collaborations ext\u00e9rieures. L\u2019objectif est d\u2019int\u00e9grer, dans le travail de conception, les propri\u00e9t\u00e9s attendues en mati\u00e8re d\u2019efficacit\u00e9 et de s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La pr\u00e9diction reste une \u00e9tape du processus. Philippe M\u00e9resse explique que cette approche doit permettre de \u00ab&nbsp;<em>maximiser nos chances<\/em>&nbsp;\u00bb d\u2019obtenir une mol\u00e9cule pr\u00e9sentant les caract\u00e9ristiques recherch\u00e9es. Les propri\u00e9t\u00e9s envisag\u00e9es au d\u00e9part doivent ensuite \u00eatre valid\u00e9es au fil du d\u00e9veloppement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La dur\u00e9e d\u2019utilisation des futures solutions constitue \u00e9galement un enjeu. \u00ab&nbsp;<em>Notre objectif, c\u2019est de d\u00e9velopper des solutions qui vont r\u00e9pondre aux besoins du march\u00e9 pendant de nombreuses ann\u00e9es<\/em>&nbsp;\u00bb, souligne-t-il. La recherche vise ainsi \u00e0 construire un profil susceptible de r\u00e9pondre durablement aux attentes agricoles, environnementales et \u00e9conomiques.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Visite de Bayer Lyon : Philippe M\u00e9resse, Responsable du LifeHub Lyon \/ Bayer\" width=\"618\" height=\"348\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/497orkGm4m4?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>S\u00e9curit\u00e9, d\u00e9gradabilit\u00e9 et co\u00fbt dans une m\u00eame \u00e9quation<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La viabilit\u00e9 \u00e9conomique fait partie des crit\u00e8res int\u00e9gr\u00e9s \u00e0 la recherche. Une solution doit pouvoir \u00eatre produite \u00e0 un co\u00fbt acceptable pour l\u2019agriculteur, tout en restant viable pour l\u2019entreprise qui la d\u00e9veloppe. La conception de la mol\u00e9cule doit donc tenir compte des conditions de sa fabrication future.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La d\u00e9gradabilit\u00e9 repr\u00e9sente un autre param\u00e8tre important. Philippe M\u00e9resse insiste sur la recherche de substances qui ne persistent pas longtemps dans l\u2019environnement. L\u2019approche consiste \u00e0 d\u00e9finir, d\u00e8s la conception, des propri\u00e9t\u00e9s susceptibles de favoriser ce comportement, puis \u00e0 les v\u00e9rifier dans la dur\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La ma\u00eetrise des r\u00e9sidus entre \u00e9galement dans cette r\u00e9flexion. Le responsable \u00e9voque l\u2019objectif de parvenir \u00e0 des niveaux compatibles avec les exigences des march\u00e9s, en int\u00e9grant cette dimension au profil recherch\u00e9 pour la mol\u00e9cule.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019efficacit\u00e9 au champ, la s\u00e9curit\u00e9, le devenir de la substance dans l\u2019environnement et le co\u00fbt constituent ainsi les diff\u00e9rentes composantes d\u2019une m\u00eame \u00e9quation. Leur prise en compte d\u00e8s les premi\u00e8res \u00e9tapes doit permettre d\u2019orienter la recherche vers des solutions r\u00e9pondant \u00e0 cet ensemble d\u2019exigences.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Des produits et des cibles identifiables<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La diversit\u00e9 des besoins appara\u00eet \u00e0 travers les applications des produits fabriqu\u00e9s \u00e0 Villefranche. La pr\u00e9sentation industrielle associe plusieurs r\u00e9f\u00e9rences commerciales \u00e0 des cultures et \u00e0 des probl\u00e8mes pr\u00e9cis : mildiou de la vigne et de la pomme de terre, Fusarium sur c\u00e9r\u00e9ales, o\u00efdium du colza ou encore feu bact\u00e9rien en arboriculture.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La protection concerne aussi les adventices, avec des exemples portant sur le datura dans le ma\u00efs et l\u2019ambroisie dans le tournesol. Le portefeuille pr\u00e9sent\u00e9 couvre ainsi des probl\u00e9matiques diff\u00e9rentes, qui appellent des solutions adapt\u00e9es \u00e0 chaque usage.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-fixed-layout\"><thead><tr><td><strong>Produit pr\u00e9sent\u00e9<\/strong><\/td><td><strong>Culture<\/strong><\/td><td><strong>Probl\u00e9matique cit\u00e9e<\/strong><\/td><\/tr><\/thead><tbody><tr><td>Profiler<\/td><td>Vigne<\/td><td>Mildiou<\/td><\/tr><tr><td>Prosaro<\/td><td>C\u00e9r\u00e9ales<\/td><td>Fusarium, avec mention des mycotoxines<\/td><\/tr><tr><td>Propulse<\/td><td>Colza<\/td><td>O\u00efdium<\/td><\/tr><tr><td>Adengo<\/td><td>Ma\u00efs<\/td><td>Datura<\/td><\/tr><tr><td>Infinito<\/td><td>Pomme de terre<\/td><td>Mildiou<\/td><\/tr><tr><td>Challenge 600<\/td><td>Tournesol<\/td><td>Ambroisie<\/td><\/tr><tr><td>Aliette Flash<\/td><td>Arboriculture<\/td><td>Feu bact\u00e9rien<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Les champs d\u2019application des produits fabriqu\u00e9s \u00e0 Villefranche.&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le tableau reprend les associations expos\u00e9es lors de la visite ; il ne constitue pas une liste des usages homologu\u00e9s au Maroc.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La mention de Fusarium et des mycotoxines inscrit \u00e9galement la protection des cultures dans une r\u00e9flexion sur la qualit\u00e9 des r\u00e9coltes. Les attentes exprim\u00e9es par les producteurs portent \u00e0 la fois sur la pr\u00e9servation du rendement et sur les caract\u00e9ristiques de la production.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Au champ, une attente d\u2019efficacit\u00e9 et de rentabilit\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La s\u00e9cheresse, la pression des maladies et la disponibilit\u00e9 des moyens de protection placent les exploitations face \u00e0 des contraintes simultan\u00e9es. J\u00e9r\u00f4me M\u00e9tivier, chef march\u00e9 fongicides c\u00e9r\u00e9ales et colza chez Bayer, \u00e9galement agriculteur, d\u00e9crit ces difficult\u00e9s \u00e0 partir de son exp\u00e9rience du terrain.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les cons\u00e9quences du climat sur les rendements occupent une place importante dans son t\u00e9moignage. \u00c0 cette fragilit\u00e9 s\u2019ajoutent les pr\u00e9occupations phytosanitaires, avec notamment les rouilles jaune et brune des c\u00e9r\u00e9ales, qu\u2019il cite parmi les maladies auxquelles les producteurs doivent faire face.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019attente porte sur des innovations capables de prot\u00e9ger la r\u00e9colte et de contribuer \u00e0 la rentabilit\u00e9 de l\u2019exploitation. \u00ab&nbsp;<em>J\u2019attends des produits qui soient efficaces<\/em>&nbsp;\u00bb, r\u00e9sume-t-il, tout en insistant sur l\u2019importance de leur impact environnemental et de leur utilisation \u00e0 la bonne dose.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La qualit\u00e9 de la production compte \u00e9galement dans l\u2019\u00e9valuation des solutions. J\u00e9r\u00f4me M\u00e9tivier \u00e9voque notamment la teneur en prot\u00e9ines pour les c\u00e9r\u00e9ales, rappelant que les besoins des agriculteurs concernent \u00e0 la fois les volumes r\u00e9colt\u00e9s et leurs caract\u00e9ristiques.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019innovation vari\u00e9tale compl\u00e8te cette r\u00e9flexion. Il mentionne les travaux sur les bl\u00e9s hybrides et l\u2019attente de vari\u00e9t\u00e9s capables de r\u00e9pondre aux contraintes de s\u00e9cheresse. La protection des cultures s\u2019inscrit ainsi aux c\u00f4t\u00e9s d\u2019autres leviers pour accompagner les exploitations face aux \u00e9volutions climatiques.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Visite de Bayer Lyon : Jerome Metivier Chef March\u00e9Fongicides C\u00e9r\u00e9ales et Colza et agriculteur\" width=\"618\" height=\"348\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/M8nyB49UVGk?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Pour l\u2019Afrique du Nord, relier la recherche aux besoins locaux<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La rar\u00e9faction de l\u2019eau, les \u00e9pisodes climatiques extr\u00eames et la pression des bioagresseurs donnent une port\u00e9e particuli\u00e8re \u00e0 ces recherches au Maroc, en Alg\u00e9rie et en Tunisie. L\u2019enjeu consiste \u00e0 relier les capacit\u00e9s scientifiques du groupe aux besoins des agriculteurs de la r\u00e9gion.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019innovation passe notamment par les centres de recherche et d\u00e9veloppement dont sont issues les solutions commercialis\u00e9es sur les march\u00e9s nord-africains, souligne Amina L\u2019Kima, directrice g\u00e9n\u00e9rale de Bayer Maroc et directrice de la division Crop Science pour l\u2019Afrique du Nord.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab&nbsp;<em>Notre ambition est claire : transformer l\u2019innovation en solutions utiles pour les agriculteurs et contribuer \u00e0 b\u00e2tir des syst\u00e8mes agricoles plus productifs, plus r\u00e9silients et plus durables en Afrique du Nord et au-del\u00e0<\/em>&nbsp;\u00bb, d\u00e9clare-t-elle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La mobilisation des \u00e9quipes et des partenaires constitue un autre volet de cette ambition. \u00ab&nbsp;<em>L\u2019innovation ne vient pas seulement de la technologie. Elle repose aussi sur le talent, la collaboration et l\u2019\u00e9tat d\u2019esprit des \u00e9quipes qui la portent au quotidien<\/em>&nbsp;\u00bb, poursuit la dirigeante.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019\u00e9mergence de probl\u00e9matiques phytosanitaires affectant les cultures et la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire renforce, par ailleurs, le besoin de r\u00e9ponses adapt\u00e9es. Ismail ElHardouni, directeur commercial de Bayer Maroc, insiste sur la continuit\u00e9 du travail, depuis la recherche d\u2019une solution \u00e0 un probl\u00e8me identifi\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 sa mise sur le march\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019intelligence artificielle intervient dans cette d\u00e9marche comme un moyen d\u2019optimiser la recherche et d\u2019am\u00e9liorer la qualit\u00e9 des solutions. La finalit\u00e9 reste de r\u00e9pondre aux besoins des agriculteurs, en les accompagnant dans la production d\u2019une alimentation de qualit\u00e9 et la pr\u00e9servation de l\u2019environnement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La vocation internationale des recherches men\u00e9es \u00e0 Lyon inclut les agricultures africaines et nord-africaines. Philippe M\u00e9resse pr\u00e9cise que les travaux ne se limitent pas aux besoins fran\u00e7ais ou europ\u00e9ens et mentionne explicitement le Maroc parmi les march\u00e9s auxquels la recherche entend apporter des solutions.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"\u00c0 Lyon, immersion au c\u0153ur de la recherche de Bayer Crop Science et de l\u2019innovation CropKey\" width=\"618\" height=\"348\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/6Ef5DJM-Un4?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>L\u2019innovation ouverte comme m\u00e9thode de travail<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La collaboration entre disciplines et partenaires occupe une place importante dans cet \u00e9cosyst\u00e8me. Le LifeHub Lyon favorise notamment les \u00e9changes entre chercheurs, startups, partenaires acad\u00e9miques, agriculteurs, d\u00e9cideurs publics et m\u00e9dias.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab&nbsp;<em>Le LifeHub Lyon a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 pour ouvrir la science au dialogue et favoriser la collaboration entre les diff\u00e9rents acteurs de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me agricole<\/em>&nbsp;\u00bb, explique Philippe M\u00e9resse.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019ouverture poursuit un double objectif : acc\u00e9l\u00e9rer l\u2019innovation et am\u00e9liorer la compr\u00e9hension des enjeux agricoles. Elle se traduit notamment par les collaborations autour des mod\u00e8les utilis\u00e9s pour la conception des mol\u00e9cules, ainsi que par le dialogue avec les acteurs du terrain.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La circulation des connaissances entre m\u00e9tiers constitue un enjeu \u00e0 part enti\u00e8re. Le d\u00e9veloppement d\u2019une solution mobilise des comp\u00e9tences scientifiques et industrielles, mais doit \u00e9galement int\u00e9grer les conditions \u00e9conomiques et pratiques de son utilisation.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Villefranche : 200 formulations et 52 pays livr\u00e9s<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le passage \u00e0 la production mobilise des moyens industriels distincts de ceux des laboratoires. Pr\u00e9sent\u00e9 comme un site majeur de formulation, de conditionnement et de distribution de produits phytosanitaires, Villefranche s\u2019\u00e9tend sur 28 hectares.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les chiffres expos\u00e9s pour 2026 font \u00e9tat de 29 000 tonnes par an, de 200 formulations et de 60 mati\u00e8res actives. Le site dispose de huit lignes de formulation et de dix lignes de conditionnement. Il compte 240 salari\u00e9s en CDI, auxquels s\u2019ajoutent 50 int\u00e9rimaires en saison.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La dimension internationale appara\u00eet dans les d\u00e9bouch\u00e9s : 52 pays sont livr\u00e9s, la pr\u00e9sentation indiquant une part de 30 % pour la France. La formulation et le conditionnement constituent ainsi un maillon entre le d\u00e9veloppement des produits et leur distribution sur diff\u00e9rents march\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un investissement de 30 millions d\u2019euros sur les trois prochaines ann\u00e9es doit accompagner une nouvelle \u00e9tape industrielle. Peter Skopeck, directeur de l\u2019usine Bayer de Villefranche-sur-Sa\u00f4ne, annonce la construction d\u2019une nouvelle unit\u00e9 de formulation, destin\u00e9e \u00e0 accueillir une nouvelle gamme de produits d\u2019ici 2028.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab&nbsp;<em>Nous allons prochainement investir ici 30 millions d\u2019euros sur les trois prochaines ann\u00e9es pour construire une nouvelle unit\u00e9 de formulation<\/em>&nbsp;\u00bb, indique-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La modernisation comprend \u00e9galement des \u00e9volutions num\u00e9riques et organisationnelles, avec un travail sur la responsabilisation des \u00e9quipes et l\u2019encouragement de la prise d\u2019initiative.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019investissement industriel prolonge ainsi l\u2019effort de recherche. Pour les agricultures nord-africaines, la port\u00e9e de cette cha\u00eene d\u2019innovation se mesurera \u00e0 la disponibilit\u00e9 des solutions, \u00e0 leur co\u00fbt et \u00e0 leur adaptation aux conditions locales. L\u2019efficacit\u00e9 au champ, la qualit\u00e9 des r\u00e9coltes et le comportement environnemental des produits en resteront les crit\u00e8res d\u00e9cisifs.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Peter Skopeck, Directeur de l&amp;apos;usine Bayer de Villefranche-sur-Sa\u00f4ne\" width=\"618\" height=\"348\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/tSdH3V1wADA?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Concevoir une mol\u00e9cule en fonction d\u2019une cible biologique pr\u00e9cise, en int\u00e9grant d\u00e8s le d\u00e9part son efficacit\u00e9, son profil de s\u00e9curit\u00e9 et son co\u00fbt : c\u2019est le principe de CropKey, l\u2019approche de recherche d\u00e9velopp\u00e9e par Bayer. \u00c0 Lyon, cette d\u00e9marche illustre les transformations de la protection des cultures, avec un enjeu pour les agricultures nord-africaines : &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":14854,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6,3],"tags":[],"class_list":["post-14853","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","","category-a-la-une","category-actus-monde"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14853","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=14853"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14853\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":14856,"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14853\/revisions\/14856"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/14854"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=14853"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=14853"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=14853"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}