{"id":14960,"date":"2026-10-30T12:54:10","date_gmt":"2026-10-30T11:54:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/?p=14960"},"modified":"2026-10-30T12:54:11","modified_gmt":"2026-10-30T11:54:11","slug":"oasis-marocaines-la-recherche-cherche-des-reponses-a-la-rarete-de-leau-et-a-la-salinisation-des-sols","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/?p=14960","title":{"rendered":"Oasis marocaines : la recherche cherche des r\u00e9ponses \u00e0 la raret\u00e9 de l\u2019eau et \u00e0 la salinisation des sols"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 Erfoud, en marge du SIDATTES 2026, chercheurs et acteurs de la fili\u00e8re du palmier dattier ont mis l\u2019accent sur des solutions concr\u00e8tes pour renforcer la r\u00e9silience des oasis : mieux suivre l\u2019\u00e9tat des sols, pr\u00e9server les ressources g\u00e9n\u00e9tiques, r\u00e9duire les pertes apr\u00e8s r\u00e9colte et transformer les r\u00e9sidus du palmier en ressources utiles.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans les oasis marocaines, la pression sur l\u2019eau, la salinisation des sols et les effets du changement climatique s\u2019ajoutent aux difficult\u00e9s de valorisation des productions. Face \u00e0 ces contraintes, la recherche entend rapprocher les donn\u00e9es scientifiques des d\u00e9cisions prises sur le terrain. C\u2019est l\u2019enjeu de la journ\u00e9e organis\u00e9e le 29 octobre \u00e0 Erfoud par l\u2019Institut national de la recherche agronomique (INRA) et l\u2019Agence nationale pour le d\u00e9veloppement des zones oasiennes et de l\u2019arganier (ANDZOA), autour du th\u00e8me \u00ab La recherche et l\u2019innovation au service d\u2019une fili\u00e8re phoenicicole durable et d\u2019un d\u00e9veloppement territorial int\u00e9gr\u00e9 \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab&nbsp;<em>Les d\u00e9fis auxquels sont confront\u00e9es les zones oasiennes sont nombreux, notamment ceux li\u00e9s aux changements climatiques et \u00e0 la d\u00e9gradation des ressources en eau<\/em>&nbsp;\u00bb, a soulign\u00e9 Lamia Ghaouti, directrice de l\u2019INRA. \u00ab&nbsp;<em>Il faut d\u00e9passer la seule am\u00e9lioration de la production et inscrire les solutions dans une approche int\u00e9gr\u00e9e, associant recherche scientifique, innovation et gestion durable des ressources&nbsp;<\/em>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette orientation traverse les travaux consacr\u00e9s \u00e0 la R\u00e9serve de biosph\u00e8re des oasis du Sud du Maroc, aux ressources g\u00e9n\u00e9tiques du palmier dattier, \u00e0 la cartographie des sols et \u00e0 la valorisation des produits oasiens. Elle renvoie aussi \u00e0 une question pratique : comment transformer les connaissances acquises en outils utilisables par les agriculteurs, les coop\u00e9ratives et les institutions ?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"SIDATTES 2026 : Saida OUARZANE, Directrice de Agr\u00e9gation et du Partenariat, ADA\" width=\"618\" height=\"348\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/fdsbKftdHcc?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Des territoires \u00e0 suivre dans la dur\u00e9e<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La R\u00e9serve de biosph\u00e8re des oasis du Sud du Maroc (RBOSM), qui couvre pr\u00e8s de sept millions d\u2019hectares, a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e comme un territoire o\u00f9 les \u00e9quilibres environnementaux et humains \u00e9voluent sous l\u2019effet de pressions multiples. Mohamed Benzyane, de Natural Resources BETAF, ont retrac\u00e9 les actions men\u00e9es entre 2016 et 2025 et les orientations pr\u00e9vues \u00e0 l\u2019horizon 2035.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le bilan distingue deux p\u00e9riodes : un premier effort de rattrapage en mati\u00e8re d\u2019\u00e9quipements et de structuration de fili\u00e8res, puis une phase de consolidation, de valorisation et de restauration, avec une attention accrue port\u00e9e au changement climatique. La population de la r\u00e9serve est rest\u00e9e globalement stable, passant d\u2019environ 1,46 million d\u2019habitants en 2015 \u00e0 1,465 million en 2025. Cette stabilit\u00e9 masque toutefois des \u00e9volutions locales : certaines communes perdent des habitants tandis que d\u2019autres concentrent davantage la population. La pauvret\u00e9 multidimensionnelle a, selon les donn\u00e9es pr\u00e9sent\u00e9es, recul\u00e9 de 7,7 %. Les actions \u00e9voqu\u00e9es comprennent \u00e9galement pr\u00e8s de 30 000 hectares de reboisement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La gestion de l\u2019eau constitue un autre marqueur de cette \u00e9volution. Apr\u00e8s une p\u00e9riode centr\u00e9e sur la mobilisation de la ressource et la r\u00e9alisation d\u2019ouvrages, l\u2019approche s\u2019oriente davantage vers la s\u00e9curit\u00e9 hydrique int\u00e9gr\u00e9e, qui comprend la recharge des nappes, l\u2019\u00e9conomie d\u2019eau et la r\u00e9utilisation. Cette \u00e9volution r\u00e9pond \u00e0 une d\u00e9gradation des conditions climatiques : les pr\u00e9cipitations auraient diminu\u00e9 de 32 % \u00e0 Zagora, de 23 % \u00e0 Ouarzazate et de 17 % \u00e0 Errachidia.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 l\u2019\u00e9chelle des parcelles, la salinit\u00e9 appelle \u00e9galement des r\u00e9ponses mieux cibl\u00e9es. Abdelmjid Zouahri, chercheur \u00e0 l\u2019INRA, a travaill\u00e9 avec l\u2019ANDZOA \u00e0 l\u2019\u00e9tablissement de cartes de fertilit\u00e9 pour 31 oasis, de Figuig \u00e0 Guelmim. Les analyses portent notamment sur la salinit\u00e9, le pH, la mati\u00e8re organique, le phosphore, le potassium et l\u2019azote. \u00c0 Erfoud, environ 86 % des sols \u00e9tudi\u00e9s sont class\u00e9s comme tr\u00e8s salins ; \u00e0 Tata, la proportion de sols salins atteint pr\u00e8s de 93 %. Dans les secteurs \u00e9tudi\u00e9s de la vall\u00e9e du Dr\u00e2a, les sols pr\u00e9sentant une salinit\u00e9 relativement \u00e9lev\u00e9e repr\u00e9sentent entre 20 % et 42 %, selon les zones.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces cartes reposent sur des pr\u00e9l\u00e8vements de terrain, des analyses en laboratoire et un traitement g\u00e9ographique des donn\u00e9es. Elles donnent aux acteurs des rep\u00e8res pour localiser les secteurs prioritaires et adapter les pratiques, notamment l\u2019irrigation et l\u2019apport d\u2019amendements organiques.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019imagerie satellitaire pourrait acc\u00e9l\u00e9rer ce travail. Dans le Tadla, l\u2019\u00e9quipe de Zouahri a associ\u00e9 des images Sentinel-2 \u00e0 environ 170 \u00e9chantillons de sol et test\u00e9 trois mod\u00e8les d\u2019apprentissage automatique : Random Forest, XGBoost et SVM. Random Forest a donn\u00e9 les r\u00e9sultats les plus proches des mesures de terrain, avec une corr\u00e9lation annonc\u00e9e d\u2019environ 91 %. L\u2019int\u00e9r\u00eat est particuli\u00e8rement marqu\u00e9 pour les oasis, o\u00f9 une cartographie conventionnelle n\u00e9cessiterait, selon le chercheur, pr\u00e8s de 7 000 \u00e9chantillons. L\u2019objectif est d\u00e9sormais de tester cette m\u00e9thode dans les territoires oasiens et de la comparer aux techniques d\u00e9j\u00e0 utilis\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le patrimoine g\u00e9n\u00e9tique, un levier pour la fili\u00e8re<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La r\u00e9silience passe aussi par une meilleure connaissance du mat\u00e9riel v\u00e9g\u00e9tal. Karim Rabah, chercheur \u00e0 l\u2019INRA, a abord\u00e9 le s\u00e9quen\u00e7age du g\u00e9nome du Mejhoul. Ces ressources g\u00e9nomiques permettent d\u2019\u00e9tudier les variations g\u00e9n\u00e9tiques et d\u2019identifier des g\u00e8nes susceptibles d\u2019\u00eatre associ\u00e9s \u00e0 des caract\u00e8res comme la qualit\u00e9 des fruits, la croissance de l\u2019arbre ou son adaptation aux conditions climatiques.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces r\u00e9sultats ouvrent des pistes pour la s\u00e9lection vari\u00e9tale, mais ne constituent pas encore une r\u00e9ponse directement applicable. Les g\u00e8nes rep\u00e9r\u00e9s restent des candidats : leur r\u00f4le doit \u00eatre confirm\u00e9 par des \u00e9tudes et des validations exp\u00e9rimentales. La comparaison du g\u00e9nome du Mejhoul avec celui d\u2019autres vari\u00e9t\u00e9s marocaines et \u00e9trang\u00e8res figure parmi les \u00e9tapes \u00e0 poursuivre, de m\u00eame que l\u2019\u00e9tude de la diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique et de la r\u00e9sistance potentielle de certains palmiers au bayoud.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les travaux de Zakaria Kehel, chercheur \u00e0 l\u2019ICARDA Maroc, ont \u00e9largi cette r\u00e9flexion \u00e0 la gestion des ressources naturelles oasiennes. L\u2019enjeu commun aux interventions est de mieux relier les donn\u00e9es sur les sols, les ressources g\u00e9n\u00e9tiques et les pratiques agricoles aux d\u00e9cisions de gestion prises dans les territoires.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>R\u00e9duire les pertes, valoriser les sous-produits<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La durabilit\u00e9 de la fili\u00e8re d\u00e9pend aussi de sa capacit\u00e9 \u00e0 mieux conserver et transformer les productions. Pour Abdelhak Laiti, de la FAO Maroc, la r\u00e9duction des pertes et du gaspillage commence par un diagnostic des fili\u00e8res et des contraintes rencontr\u00e9es sur le terrain. \u00ab&nbsp;<em>Avant de passer \u00e0 l\u2019\u00e9chelle, il faut d\u00e9j\u00e0 \u00e9valuer ce qui existe sur le terrain : quels sont les obstacles, quelles sont les contraintes<\/em>. \u00bb L\u2019acc\u00e8s au financement, aux \u00e9quipements, \u00e0 la formation et aux pratiques de qualit\u00e9 conditionne la r\u00e9ussite des projets port\u00e9s par les coop\u00e9ratives et les entrepreneurs locaux.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019intelligence artificielle peut, elle aussi, intervenir dans la cha\u00eene post-r\u00e9colte. Younes Noutfia, chercheur \u00e0 l\u2019INRA, a d\u00e9crit des syst\u00e8mes de tri utilisant l\u2019analyse d\u2019images et des donn\u00e9es spectrales pour distinguer les produits selon leur maturit\u00e9 et leur qualit\u00e9. Des chambres de stockage \u00e9quip\u00e9es de capteurs peuvent suivre la temp\u00e9rature, les gaz et l\u2019humidit\u00e9 relative, afin d\u2019aider les op\u00e9rateurs \u00e0 ajuster les conditions et la dur\u00e9e de conservation. Les exemples pr\u00e9sent\u00e9s reposaient notamment sur la tomate ; leur int\u00e9r\u00eat pour la fili\u00e8re phoenicicole devra s\u2019inscrire dans des investissements couvrant la production, le tri, le stockage et la commercialisation.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La valorisation des r\u00e9sidus du palmier dattier offre une autre piste, \u00e0 la fois agronomique et \u00e9conomique. Rachid Bouamri, de l\u2019\u00c9cole nationale d\u2019agriculture de Mekn\u00e8s, a pr\u00e9sent\u00e9 des essais de paillage organique men\u00e9s dans le cadre du projet PRIMA \u00ab Agroforestry \u00bb. Les palmes s\u00e8ches, souvent laiss\u00e9es dans les parcelles ou br\u00fbl\u00e9es, peuvent g\u00eaner l\u2019acc\u00e8s et l\u2019irrigation, contribuer aux risques d\u2019incendie et accro\u00eetre la pollution de l\u2019air. Leur broyage et leur utilisation sur place permettraient de restituer au sol une partie de la mati\u00e8re organique dont les oasis manquent.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019essai, install\u00e9 dans une palmeraie de Mejhoul \u00e0 Erfoud, compare une parcelle paill\u00e9e \u00e0 une parcelle t\u00e9moin. Les deux ont re\u00e7u un amendement organique, tandis que les r\u00e9sidus de palmes ont \u00e9t\u00e9 collect\u00e9s, broy\u00e9s puis appliqu\u00e9s dans les cuvettes des arbres. Les chercheurs suivent l\u2019humidit\u00e9 et la temp\u00e9rature du sol \u00e0 30 et 60 centim\u00e8tres, sa teneur en mati\u00e8re organique et en azote, son activit\u00e9 microbienne, la pr\u00e9sence d\u2019adventices et le rendement en dattes. L\u2019exp\u00e9rimentation doit se poursuivre sur trois ans ; le co\u00fbt du broyage reste un point d\u00e9terminant pour \u00e9valuer l\u2019adoption de la pratique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les premiers r\u00e9sultats indiquent une hausse de 64 % de la mati\u00e8re organique, pass\u00e9e de 2,34 % dans le t\u00e9moin \u00e0 3,84 % dans la parcelle paill\u00e9e. La temp\u00e9rature du sol a diminu\u00e9 de 1,45 \u00b0C \u00e0 30 centim\u00e8tres et de 0,86 \u00b0C \u00e0 60 centim\u00e8tres. L\u2019activit\u00e9 biologique a progress\u00e9 : les champignons de plus de 60 %, les bact\u00e9ries de plus de 100 % et les actinomyc\u00e8tes de plus de 300 %. La respiration du sol a augment\u00e9 de plus de 49 %, tandis que la charge en champignons mycorhiziens a enregistr\u00e9 une hausse annonc\u00e9e de 661 %.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le paillage a \u00e9galement limit\u00e9 les adventices. Elles couvrent environ 20 % de la surface des cuvettes paill\u00e9es, contre pr\u00e8s de 100 % dans les parcelles t\u00e9moins. Leur densit\u00e9 est estim\u00e9e \u00e0 50 individus par m\u00e8tre carr\u00e9 avec paillage, contre 160 dans le t\u00e9moin, ce qui pourrait r\u00e9duire les op\u00e9rations et le co\u00fbt du d\u00e9sherbage. Le rendement en dattes aurait progress\u00e9 d\u2019environ 28 % lors de la premi\u00e8re ann\u00e9e d\u2019essai ; les chiffres de 27,7 % et de 29 % ont tous deux \u00e9t\u00e9 cit\u00e9s. Ils devront \u00eatre confirm\u00e9s au cours des deux prochaines ann\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab&nbsp;<em>Ces sous-produits sont tr\u00e8s riches en mati\u00e8re organique et nos sols oasiens ont besoin de cette mati\u00e8re<\/em>&nbsp;\u00bb, a r\u00e9sum\u00e9 hamidi Bouamri. Pour limiter les risques sanitaires, les r\u00e9sidus doivent \u00eatre valoris\u00e9s dans l\u2019exploitation o\u00f9 ils sont produits, sans transfert depuis d\u2019autres fermes, notamment en raison du risque de diss\u00e9mination du bayoud.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>De la recherche aux pratiques de terrain<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les recommandations issues de la journ\u00e9e convergent vers une meilleure gestion de l\u2019eau, le suivi r\u00e9gulier de la salinit\u00e9, l\u2019usage d\u2019amendements organiques et la validation exp\u00e9rimentale des r\u00e9sultats g\u00e9nomiques. Elles appellent aussi \u00e0 d\u00e9velopper des sites de d\u00e9monstration, des formations pratiques et des outils d\u2019aide \u00e0 la d\u00e9cision adapt\u00e9s aux sp\u00e9cificit\u00e9s des oasis.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour la fili\u00e8re, les priorit\u00e9s portent sur l\u2019am\u00e9lioration du tri et du contr\u00f4le de la qualit\u00e9, la r\u00e9duction des pertes apr\u00e8s r\u00e9colte, la transformation des dattes de qualit\u00e9 inf\u00e9rieure et la valorisation des sous-produits. Les participants ont \u00e9galement insist\u00e9 sur l\u2019acc\u00e8s aux \u00e9quipements, le transfert des r\u00e9sultats de la recherche vers les producteurs et les coop\u00e9ratives, ainsi que la cr\u00e9ation d\u2019activit\u00e9s et d\u2019emplois, notamment pour les jeunes et les femmes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La mise \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des solutions suppose toutefois d\u2019en \u00e9valuer la faisabilit\u00e9 technique, \u00e9conomique et environnementale. Elle passe aussi par une coordination durable entre chercheurs, institutions, professionnels et producteurs, avec des indicateurs mesurables pour suivre les r\u00e9sultats.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La journ\u00e9e, qui a r\u00e9uni pr\u00e8s de 250 participants, s\u2019est ainsi achev\u00e9e sur un enjeu central : faire des r\u00e9sultats de la recherche des outils de d\u00e9cision et des pratiques adapt\u00e9es aux r\u00e9alit\u00e9s de chaque territoire oasien.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 Erfoud, en marge du SIDATTES 2026, chercheurs et acteurs de la fili\u00e8re du palmier dattier ont mis l\u2019accent sur des solutions concr\u00e8tes pour renforcer la r\u00e9silience des oasis : mieux suivre l\u2019\u00e9tat des sols, pr\u00e9server les ressources g\u00e9n\u00e9tiques, r\u00e9duire les pertes apr\u00e8s r\u00e9colte et transformer les r\u00e9sidus du palmier en ressources utiles. 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