{"id":1853,"date":"2020-04-27T12:45:11","date_gmt":"2020-04-27T12:45:11","guid":{"rendered":"http:\/\/www.foodmagazine.ma\/?p=1853"},"modified":"2020-04-27T12:45:12","modified_gmt":"2020-04-27T12:45:12","slug":"moul-hanout-un-soldat-de-lombre-face-a-la-crise-du-coronavirus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/?p=1853","title":{"rendered":"\u00ab Moul Hanout \u00bb : un soldat de l\u2019ombre face \u00e0 la crise du Coronavirus"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"675\" src=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Epicerie-2.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1856\" srcset=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Epicerie-2.jpg 1000w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Epicerie-2-300x203.jpg 300w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Epicerie-2-768x518.jpg 768w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Epicerie-2-110x75.jpg 110w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Pi\u00e8ce ins\u00e9parable du puzzle de notre culture et de nos souvenirs, le petit commer\u00e7ant marocain, l\u2019\u00e9picier ou encore \u00ab Moul Hanout \u00bb, d\u00e9montre sa valeur au sein de la crise sanitaire actuelle. Touch\u00e9 par les cons\u00e9quences de l\u2019\u00e9tat d\u2019urgence sanitaire au pays, il continue \u00e0 offrir ses services dans une p\u00e9riode o\u00f9 une rupture de stocks en produits alimentaires ne peut \u00eatre tol\u00e9r\u00e9e. Dans ce contexte, l\u2019Association Attajir Assaghir de la r\u00e9gion Casablanca-Settat s\u2019est confi\u00e9e \u00e0 FOOD Magazine, pour nous parler de la situation actuelle d\u2019un secteur influent de l\u2019\u00e9conomie nationale.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien qu\u2019elle soit une mesure indispensable pour pr\u00e9server la sant\u00e9 des citoyens, la d\u00e9claration de l\u2019\u00e9tat d\u2019urgence sanitaire au Maroc fut une surprise pour tous. \u00ab <em>Pour l\u2019\u00e9picier, cette d\u00e9cision a engendr\u00e9 une confusion et une pression face \u00e0 ses engagements financiers, d\u00e9j\u00e0 existants, envers ses partenaires et ses stocks insuffisants<\/em> \u00bb, d\u00e9clare Ahmed Anezid, Secr\u00e9taire G\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Association Attajir Assaghir. Mis \u00e0 part les services que cet acteur offre au consommateur marocain, \u00ab <em>plusieurs secteurs, particuli\u00e8rement l\u2019agroalimentaire, sont li\u00e9s \u00e0 \u2018Moul Hanout\u2019. Son absence causerait, sans doute, une faille et un d\u00e9sordre au niveau de la chaine commerciale<\/em> \u00bb, ajoute-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p>Selon M. Anezid, le petit commer\u00e7ant marocain souffre des cons\u00e9quences de la crise sanitaire. \u00ab <em>Ces cons\u00e9quences, qui se poursuivront dans la phase d\u2019apr\u00e8s d\u00e9confinement, peuvent \u00eatre divis\u00e9es en 4 cat\u00e9gories<\/em> \u00bb, explique-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>D\u00e9licat \u00e9quilibre \u00e9conomique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En premier lieu, les stocks insuffisants dont disposait l\u2019\u00e9picier au d\u00e9but de la crise, ainsi que les grandes sommes donn\u00e9es, sous forme de dettes, en faveur des clients habitu\u00e9s ont engendr\u00e9 bien des complications. Lors de la d\u00e9claration de l\u2019\u00e9tat d\u2019urgence sanitaire dans le pays, \u00ab<em> les petits commerces ne contenaient pas suffisamment de produits pour couvrir les besoins des consommateurs. Ces derniers, pris de panique, voulaient acheter en masse des produits de base, sans \u00eatre, pour la plupart, pr\u00eats \u00e0 payer imm\u00e9diatement<\/em> \u00bb, se souvient M. Anezid. Face \u00e0 cette situation, les \u00e9piciers ont fait appel aux grossistes, souhaitant aussi b\u00e9n\u00e9ficier de facilit\u00e9s de paiement. \u00ab <em>Malheureusement, un grand nombre de grossistes ont compl\u00e8tement refus\u00e9 toute sorte de coop\u00e9ration. Plus encore, certains pr\u00e9f\u00e8rent d\u00e9sormais vendre leurs produits directement au client, en vue d\u2019augmenter leurs marges et leurs b\u00e9n\u00e9fices<\/em> \u00bb, regrette M. Anezid.<\/p>\n\n\n\n<p>Le cr\u00e9dit \u00e9tant une question historique de confiance au sein de la soci\u00e9t\u00e9 marocaine, l\u2019\u00e9picier se trouve de son c\u00f4t\u00e9 dans l\u2019incapacit\u00e9 d\u2019obliger ses habitu\u00e9s \u00e0 payer leurs dettes. Or, \u00ab <em>ces derniers, qui avaient, ont et auront des dettes, doivent \u00eatre conscients des engagements du secteur<\/em> \u00bb, rappelle M. Anezid. R\u00e9sultat : le petit commer\u00e7ant emprunte \u00e0 son tour de l\u2019argent pour acheter de nouveaux produits, afin d\u2019\u00e9viter toute \u00e9ventuelle rupture de stock. Sur ce point, le Secr\u00e9taire G\u00e9n\u00e9ral signale, qu\u2019apr\u00e8s le d\u00e9confinement, la situation devra \u00eatre examin\u00e9e et plusieurs nouvelles d\u00e9cisions prises.<\/p>\n\n\n\n<p>Le risque que prend l\u2019\u00e9picier face au Coronavirus est un autre d\u00e9fi non n\u00e9gligeable. \u00ab <em>Nos magasins sont consid\u00e9r\u00e9s comme un lieu public, o\u00f9 un grand nombre de clients se rendent chaque jour. Ainsi, le risque pour le commer\u00e7ant d\u2019attraper la maladie demeure \u00e9lev\u00e9<\/em> \u00bb, pr\u00e9cise M. Anezid. Toutefois, \u00ab <em>nos magasins restent ouverts durant toute la crise<\/em> \u00bb, assure-t-il.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"696\" src=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Epicerie-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1855\" srcset=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Epicerie-1.jpg 1000w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Epicerie-1-300x209.jpg 300w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Epicerie-1-768x535.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Par ailleurs, la m\u00eame source consid\u00e8re que, suite \u00e0 la limitation du temps d\u2019ouverture, de 6h du matin \u00e0 18h, le b\u00e9n\u00e9fice du petit commer\u00e7ant s\u2019en ressent. En outre, \u00ab <em>pendant le confinement, les clients limitent leurs d\u00e9placements, ce qui r\u00e9duit, \u00e0 son tour, nos heures de travail<\/em> \u00bb, d\u00e9veloppe-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p>De plus, la fluctuation des prix de certains produits alimentaires, telles les l\u00e9gumineuses, applique un autre type de pression sur l\u2019\u00e9picier. \u00ab <em>Les autorit\u00e9s nous imposent deux choix : vendre ces produits \u00e0 un prix ne garantissant aucune marge de b\u00e9n\u00e9fice, ou ne pas les vendre du tout<\/em> \u00bb, explique M. Anezid. Plus encore, dans un secteur o\u00f9 l\u2019informel inonde les op\u00e9rations commerciales, l\u2019absence de factures, prouvant le prix initial d\u2019achat, rend la situation plus critique. \u00ab <em>C\u2019est un probl\u00e8me dont souffre le secteur depuis longtemps, et que nous ne pouvons pas r\u00e9soudre d\u2019un seul coup \u00bb, regr<\/em>ette M. Anezid.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le cadre de la situation actuelle, l\u2019Association sugg\u00e8re qu\u2019une r\u00e9vision de la situation du petit commer\u00e7ant serait b\u00e9n\u00e9fique. Face \u00e0 l\u2019absence de facilit\u00e9s de paiement de la part des grandes unit\u00e9s industrielles agroalimentaires, \u00ab <em>des cr\u00e9dits bancaires, avec des facilit\u00e9s de remboursement, une exon\u00e9ration d\u2019imp\u00f4ts, etc., contribueraient \u00e0 la gestion de la crise<\/em> \u00bb, propose Ahmed Anezid.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, interrog\u00e9 sur les produits ayant un succ\u00e8s pendant cette pand\u00e9mie, M. Anezid confirme que, \u00ab <em>la demande \u00e9lev\u00e9e pour les produits de nettoyage et d\u00e9sinfection est une premi\u00e8re.<\/em> \u00bb C\u00f4t\u00e9 alimentaire, les consommateurs se penchent pr\u00e9f\u00e9rentiellement vers les produits de base, notamment les l\u00e9gumineuses, la farine, le th\u00e9, le sucre, l\u2019huile\u2026. avant de penser aux autres produits tels les yaourts, etc.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"544\" src=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/8cb49585-6196-4d3b-b70c-c6d0500a9284.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1854\" srcset=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/8cb49585-6196-4d3b-b70c-c6d0500a9284.jpg 1000w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/8cb49585-6196-4d3b-b70c-c6d0500a9284-300x163.jpg 300w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/8cb49585-6196-4d3b-b70c-c6d0500a9284-768x418.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\">\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\">\n<p><strong>Association Attajir Assaghir<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Cr\u00e9\u00e9e en 2013, l\u2019association Attajir Assaghir repr\u00e9sente et d\u00e9fend les droits des petits commer\u00e7ants de la r\u00e9gion Casablanca-Settat. \u00c0 travers son comit\u00e9 de 19 membres, elle a pu int\u00e9grer 1.100 adh\u00e9rents durant ses 6 ans d\u2019existence.<\/em><\/p>\n<\/div><\/div>\n<\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pi\u00e8ce ins\u00e9parable du puzzle de notre culture et de nos souvenirs, le petit commer\u00e7ant marocain, l\u2019\u00e9picier ou encore \u00ab Moul Hanout \u00bb, d\u00e9montre sa valeur au sein de la crise sanitaire actuelle. 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