{"id":691,"date":"2018-07-03T12:44:06","date_gmt":"2018-07-03T11:44:06","guid":{"rendered":"http:\/\/www.foodmagazine.ma\/?p=691"},"modified":"2018-07-03T13:12:42","modified_gmt":"2018-07-03T12:12:42","slug":"nabil-chaouki-directeur-de-developpement-des-filieres-de-production-au-mapmdref","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/?p=691","title":{"rendered":"Nabil Chaouki,  Directeur de D\u00e9veloppement des  Fili\u00e8res de Production au MAPMDREF"},"content":{"rendered":"<p class=\"p1\"><strong><span class=\"s1\"><a href=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/photos.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-697\" src=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/photos-216x300.jpg\" alt=\"\" width=\"216\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/photos-216x300.jpg 216w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/photos-768x1068.jpg 768w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/photos-736x1024.jpg 736w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/photos-600x835.jpg 600w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/photos.jpg 964w\" sizes=\"auto, (max-width: 216px) 100vw, 216px\" \/><\/a>\u00ab La premi\u00e8re \u00e9valuation de l\u2019\u00e9tat d\u2019avancement des contrats programme sign\u00e9s laisse appara\u00eetre que les r\u00e9alisations restent globalement satisfaisantes pour la plupart des fili\u00e8res agricoles \u00bb<\/span><\/strong><\/p>\n<div class=\"page\" title=\"Page 1\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p>Adopte\u0301e par le Plan Maroc Vert, l&#8217;approche \u00ab filie\u0300re \u00bb est conside\u0301re\u0301e comme un choix strate\u0301gique pour le pilotage, la mise a\u0300 niveau et le de\u0301veloppement du secteur agricole. Ce concept est base\u0301 sur une synergie conclue entre l&#8217;E\u0301tat et les interprofessions via des contrats programmes. Une de\u0301cennie apre\u0300s le lancement du Plan Maroc Vert, qu&#8217;en est-il re\u0301ellement ? Zoom sur cette approche strate\u0301gique avec Nabil Chaouki, Directeur de De\u0301veloppement des Filie\u0300res de Production au Ministe\u0300re de l\u2019Agriculture, de la Pe\u0302che Maritime, du De\u0301veloppement Rural et des Eaux Et Fore\u0302ts (MAPMDREF), qui re\u0301pond a\u0300 nos questions et nous pre\u0301sente le bilan du Plan Maroc Vert.<\/p>\n<div class=\"page\" title=\"Page 1\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p><strong>FOOD Magazine<\/strong><\/p>\n<p><em><strong>10 ans apr\u00e8s le lancement du Plan Maroc Vert, o\u00f9 en est-on ? Quid des r\u00e9alisations ?<\/strong><\/em><\/p>\n<p><strong>Nabil Chaouki<\/strong><\/p>\n<p>Le Plan Maroc Vert (PMV) a fait de l\u2019approche fili\u00e8re un choix strat\u00e9gique pour le d\u00e9veloppement du secteur agricole. Ce choix a \u00e9t\u00e9 mat\u00e9rialis\u00e9 par la mise en place d\u2019un cadre contractuel et de partenariat avec les organisations professionnelles, visant la modernisation et le d\u00e9veloppement des diff\u00e9rentes fili\u00e8res de production, et ce moyennant l&#8217;int\u00e9gration des diff\u00e9rents maillons de la chaine de valeur en vue d&#8217;am\u00e9liorer la productivit\u00e9 et la qualit\u00e9 et par cons\u00e9quent l\u2019augmentation de la valeur ajout\u00e9e et du revenu des agriculteurs. Durant la p\u00e9riode 2008-2017, 19 contrats programmes ont \u00e9t\u00e9 sign\u00e9s \u00e0 ce jour, fixant les objectifs \u00e0 atteindre en mati\u00e8re de superficies de plantations, d\u2019effectif du cheptel, d\u2019\u00e9conomie d\u2019eau, d\u2019augmentation de la production, de mise \u00e0 niveau de l\u2019outil de valorisation et d\u2019am\u00e9lioration des conditions de commercialisation, tout en pr\u00e9cisant les engagements de chacune des deux parties signataires. L\u2019investissement global pour la mise en \u0153uvre des dispositions des diff\u00e9rents contrats programmes est \u00e9valu\u00e9 \u00e0 pr\u00e8s de 166,3 milliards DH, dont 45,5 milliards DH pris en charge par l\u2019Etat, soit pr\u00e8s de 27%. Pour accompagner la mise en \u0153uvre de ces contrats programmes, le Gouvernement a mis en place plusieurs dispositions et mesures incitatives, parmi lesquelles nous pouvons citer notamment :<\/p>\n<p>&#8211; La refonte du Fonds de D\u00e9veloppement Agricole (FDA), ce qui a permis le renforcement des subventions et des aides en vigueur et l\u2019institution de nouvelles aides destin\u00e9es \u00e0 promouvoir l\u2019investissement.<\/p>\n<p>&#8211; Le renforcement du r\u00f4le des interprofessions, \u00e0 travers la mise en place d\u2019un cadre juridique r\u00e9gissant la cr\u00e9ation et le financement des interprofessions agricoles et halieutiques.<\/p>\n<p>&#8211; La mise en place d\u2019un cadre juridique r\u00e9gissant l\u2019agr\u00e9gation agricole.<\/p>\n<p>&#8211; La contribution \u00e0 la mise \u00e0 niveau des organisations professionnelles et au renforcement de la recherche\/d\u00e9veloppement \u00e0 travers des conventions sp\u00e9cifiques conclues entre le MAPMDREF et les interprofessions.<\/p>\n<p>&#8211; La mise en place de l\u2019assurance agricole multirisque climatique pour les c\u00e9r\u00e9ales, l\u00e9gumineuses, les cultures ol\u00e9agineuses et les arbres fruitiers<\/p>\n<p>&#8211; La restructuration et la r\u00e9forme des march\u00e9s de gros des fruits et l\u00e9gumes et des abattoirs et des march\u00e9s \u00e0 bestiaux.<\/p>\n<p><em><strong>Comment \u00e9valuez-vous ces r\u00e9alisations par rapport aux objectifs 2020 ?<\/strong> <\/em><\/p>\n<p>La premi\u00e8re \u00e9valuation de l\u2019\u00e9tat d\u2019avancement des contrats programme sign\u00e9s laisse appara\u00eetre que les r\u00e9alisations restent globalement satisfaisantes pour la plupart des fili\u00e8res agricoles notamment au niveau de l\u2019amont productif. Les principales r\u00e9alisations peuvent \u00eatre r\u00e9sum\u00e9es comme suit :<\/p>\n<p><strong>Fili\u00e8re ol\u00e9icole :<\/strong><\/p>\n<p>&#8211; production en olives : en moyenne de 1,35 Millions de T durant la p\u00e9riode 2011-2016, contre 863.000 T en 2009.<\/p>\n<p>&#8211; production d\u2019huile d\u2019olive : 132.000 T\/an entre 2011-2016 contre 85.000 T en 2009. Fili\u00e8re sucri\u00e8re :<\/p>\n<p>&#8211; Production de 515.000 T de sucre en 2017 contre 410.000 T en 2013, ann\u00e9e de signature du 2\u00e8me CP, soit une hausse de 27%.<\/p>\n<p><strong>Fili\u00e8re agrumicole :<\/strong><\/p>\n<p>&#8211; Production : tonnage moyen de 2,3 millions T actuellement, soit une hausse de 77% par rapport \u00e0 l\u2019ann\u00e9e de signature du CP 2008 (1,3 millions de T).<\/p>\n<p><strong>Fili\u00e8re maraich\u00e8re :<\/strong><\/p>\n<p>&#8211; Exportations des primeurs : 1.124.000 T en 2016\/2017 contre 750.000 T en 2008\/2009, ann\u00e9e de signature du CP, soit une hausse de 33% (tomate, poivron, piment, courgettes, haricots verts) et une diversification des types de produits \u00e0 l\u2019export pour la tomate (tomate ronde, cerise, olivette, grappe, cocktail\u2026), ainsi qu\u2019un d\u00e9veloppement des exportations des fruits rouges, notamment la myrtille et la framboise.<\/p>\n<p><strong>Fili\u00e8re arboricole :<\/strong><\/p>\n<p>&#8211; Production : 1,4 millions T actuellement contre 884.000 T en ann\u00e9e de r\u00e9f\u00e9rence<\/p>\n<p>&#8211; Exportations : 21.000 T dont 12.600 T en fruits frais ou s\u00e9ch\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Fili\u00e8re c\u00e9r\u00e9ali\u00e8re :<\/strong><\/p>\n<p>&#8211; Am\u00e9lioration de la production moyenne durant les cinq derni\u00e8res campagnes (2009\/2017), qui est pass\u00e9e \u00e0 77 millions de qx contre 53 millions qx pour (2000\/2008) Dattes<\/p>\n<p>&#8211; production moyenne d\u00e9passant les 112.000 T au titre de la p\u00e9riode 2016-2017 contre 90.000T comme moyenne au d\u00e9marrage du CP Palmier dattier, soit pr\u00e8s de 70% de l\u2019objectif fix\u00e9 \u00e0 l\u2019horizon 2020 (160.000 T).<\/p>\n<p><strong>Huile d\u2019argan :<\/strong><\/p>\n<p>&#8211; Am\u00e9lioration de la production qui est pass\u00e9e \u00e0 4.835 T en 2016, soit 40% de l\u2019objectif 2020, contre 4000 T en 2011 ; Safran<\/p>\n<p>&#8211; 6,2 T en 2017 contre 3 T en 2011, soit 68% de l\u2019objectif 2020 (9T). Roses \u00e0 parfum<\/p>\n<p>&#8211; 3.900 T en 2017 contre 2.310 T en 2011, soit 81% de l\u2019objectif 2020<\/p>\n<p><strong>Fili\u00e8re avicole<\/strong><\/p>\n<p>&#8211; Production de 690.000 T de viandes de volailles en 2017, soit 77% de l\u2019objectif de 900.000 T fix\u00e9 \u00e0 l\u2019horizon 2020, contre 490.000 T en 2008,<\/p>\n<p>&#8211; Production de 6,3 milliards unit\u00e9s d\u2019\u0153ufs de consommation, soit 88% de l\u2019objectif de 7,2 milliards d\u2019unit\u00e9s fix\u00e9 \u00e0 l\u2019horizon 2020, contre 2,9 milliards unit\u00e9s en 2008.<\/p>\n<p><strong>Fili\u00e8re lait :<\/strong><\/p>\n<p>&#8211; Production laiti\u00e8re de 2,55 milliards de litres en 2017 contre 1,8 milliards de litres en 2008, soit 64% de l\u2019objectif de 4 milliards de litres fix\u00e9 \u00e0 l\u2019horizon 2020.<\/p>\n<p><strong>Fili\u00e8re viandes rouges :<\/strong><\/p>\n<p>&#8211; Production : 590.000 T en 2017 contre 400.000 Tonnes en 2008, soit 96% de l\u2019objectif de 612.000 tonnes fix\u00e9 \u00e0 l\u2019horizon 2020.<\/p>\n<p><strong>Fili\u00e8re apicole :<\/strong><\/p>\n<p>&#8211; Production de miel : 6.200 T en 2017 contre 3.500 T en 2010.<\/p>\n<p><strong>Fili\u00e8re cameline :<\/strong><\/p>\n<p>&#8211; Production : 20 millions de litres de lait et 3.500 T de viandes camelines en 2017 contre 6 millions de litres de lait et 3.250 T de viandes en 2010.<\/p>\n<p><em><strong>Quelles sont les principales probl\u00e9matiques rencontr\u00e9es lors de la mise en \u0153uvre dudit Plan ? Quelles sont vos suggestions pour surmonter ces difficult\u00e9s ?<\/strong> <\/em><\/p>\n<p>\u00c0 cet effet, une loi sur les interprofessions agricole et halieutique (Loi 03-12) qui r\u00e9git la cr\u00e9ation et le financement de ces interprofessions a \u00e9t\u00e9 mis en place. Ce dispositif r\u00e9glementaire permettra \u00e9galement aux interprofessions de se structurer, de se doter de ressources humaines qualifi\u00e9es et surtout de disposer de ressources financi\u00e8res suffisantes et permanentes pour contribuer au financement des actions et des programmes de d\u00e9veloppement de leurs fili\u00e8res de production. Depuis la publication de la loi 03-12 et de ses textes d&#8217;application fin 2015, les f\u00e9d\u00e9rations interprofes- sionnelles ont entam\u00e9 le processus de mise en conformit\u00e9 avec ladite loi avec l\u2019appui et l\u2019accompagnement du MAPMDREF et de la Conf\u00e9d\u00e9ration Marocaine de l\u2019Agriculture et du D\u00e9veloppement Rural (COMADER). Certaines interprofessions, qui peuvent constituer un mod\u00e8le \u00e0 suivre, n\u2019ont pas attendu l\u2019ach\u00e8vement de la mise en place de ce cadre juridique pour s\u2019organiser et se structurer ; d\u2019autres par contre ont encore besoin d\u2019un appui pour leur mise \u00e0 niveau. Ce retard pris dans la restructuration et la mise \u00e0 niveau de certaines interprofessions a impact\u00e9 la r\u00e9alisation dans les d\u00e9lais de certaines actions et objectifs fix\u00e9s dans les contrats programmes les concernant. Les interprofessions reconnues pourront bient\u00f4t, tel que pr\u00e9vu dans le cadre de cette loi, b\u00e9n\u00e9ficier de ressources financi\u00e8res, constitu\u00e9es des pr\u00e9l\u00e8vements sur les produits de leurs fili\u00e8res. Ainsi, elles ach\u00e8veront leur processus de restructuration et de mise \u00e0 niveau et leur capacit\u00e9 d\u2019intervention sera renforc\u00e9e.<\/p>\n<p><em><strong>Le contrat-programme de l\u2019industrie agroalimentaire a \u00e9t\u00e9 sign\u00e9 en avril dernier mais les textes d&#8217;application tardent \u00e0 para\u00eetre. Quels sont \u00e0 votre avis les points de blocage restant \u00e0 lever pour ex\u00e9cuter ce contrat-programme ?<\/strong> <\/em><\/p>\n<p>Comme vous le savez, le bilan d\u2019\u00e9tape du Plan Maroc Vert, \u00e9tabli en 2015, fait ressortir que ses impacts sur le d\u00e9veloppement des fili\u00e8res de production et les consommateurs sont sans \u00e9quivoque en termes d\u2019augmentation des productions, des revenus des agriculteurs, d\u2019am\u00e9lioration et de diversification de l\u2019approvisionnement du march\u00e9 national. Ce bilan d\u2019\u00e9tape a mis en \u00e9vidence la n\u00e9cessit\u00e9 de renforcer les domaines de la valorisation, de la transformation et de la commercialisation des produits agricoles, notamment \u00e0 travers la mise \u00e0 niveau et le d\u00e9veloppement du secteur agroalimentaire et la modernisation des circuits de distribution des produits agricoles et alimentaires.<\/p>\n<p>Dans ce contexte, une strat\u00e9gie a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9e par le MAPMDREF, le Minist\u00e8re de l\u2019Industrie, du Commerce de l&#8217;Investissement et de l&#8217;\u00c9conomie num\u00e9rique et les professionnels du secteur agroalimentaire national. Cette strat\u00e9gie a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clin\u00e9e sous forme de contrat-programme, sign\u00e9e le 27 avril 2017 en marges des Assises de l\u2019Agriculture \u00e0 Mekn\u00e8s. Ce contrat programme vise essentiellement l\u2019incitation \u00e0 l\u2019investissement productif (valorisation, transformation, entreposage frigorifique\u2026), le soutien au d\u00e9veloppement des exportations, la modernisation des circuits de commercialisation, l\u2019appui \u00e0 la prospection des march\u00e9s, ainsi que des mesures transverses (formation, innovation, normalisation, qualit\u00e9\u2026). Celle-ci se rapporte aux fili\u00e8res agroalimentaires phares, \u00e0 savoir : agrumes et fruits et l\u00e9gumes en frais, fruits et l\u00e9gumes transform\u00e9s, huile d&#8217;olive, lait, viandes, biscuiterie-chocolaterie-confiserie et p\u00e2tes et couscous. Le co\u00fbt global de la mise en \u0153uvre des dispositions de ce contrat programme s&#8217;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 plus de 12 milliards DH, dont 4 milliards DH pris en charge par le Gouvernement et 8 milliards DH pris en charge par les op\u00e9rateurs priv\u00e9s.<\/p>\n<p>La mise en \u0153uvre des dispositions de ce contrat programme ne connait aucun blocage et \u00e0 ce jour, l\u2019avancement se pr\u00e9sente comme suit : &#8211; En ce qui concerne la valorisation des produits agricoles, l\u2019arr\u00eat\u00e9 conjoint fixant les montants, les conditions et les modalit\u00e9s d\u2019octroi de l\u2019aide financi\u00e8re de l\u2019\u00c9tat pour les unit\u00e9s de valorisation des produits agricoles frais et de leurs sous-produits a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 au bulletin officiel le 22 f\u00e9vrier 2018. Cet arr\u00eat\u00e9 pr\u00e9voit des subventions de l\u2019\u00c9tat variant de 10 \u00e0 30% selon le type d&#8217;unit\u00e9s avec b\u00e9n\u00e9fice de l\u2019ensemble des activit\u00e9s de valorisation des produits agricoles. Aujourd\u2019hui, les 57 guichets uniques du Fond de D\u00e9veloppement Agricole sont tous mobilis\u00e9s et ont d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 \u00e0 recevoir et \u00e0 traiter les demandes des subventions.<\/p>\n<p>&#8211; Pour les exportations, un projet d\u2019arr\u00eat\u00e9 conjoint fixant les conditions et modalit\u00e9s d\u2019octroi de l\u2019aide financi\u00e8re de l\u2019\u00c9tat \u00e0 la promotion et \u00e0 la diversification des exportations des produits agricoles a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9 par les services du MAPMDREF et il est actuellement en phase de publication au niveau du secr\u00e9tariat g\u00e9n\u00e9ral du Gouvernement. Ces subventions varient de 500 \u00e0 6.000 DH\/T selon le produit.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"column\">\n<p>Ainsi, et compte-tenu de la sp\u00e9cificit\u00e9 de l\u2019activit\u00e9 des exportations agricoles, ce projet d\u2019arr\u00eat\u00e9 sera r\u00e9troactif, ce qui implique que les exportations r\u00e9alis\u00e9es depuis 2017 seront \u00e9ligibles pour b\u00e9n\u00e9ficier des subventions.<\/p>\n<p>Ce contrat programme a pr\u00e9vu \u00e9galement des mesures li\u00e9es \u00e0 la modernisation des circuits de commercialisation, \u00e0 l\u2019appui \u00e0 la prospection des march\u00e9s, ainsi que des mesures transverses (formation, innovation, normalisation, qualit\u00e9\u2026). La mise en \u0153uvre de ces mesures devra faire l\u2019objet de conventions sp\u00e9cifiques \u00e0 conclure entre les organisations professionnelles signataires et leurs membres et entre ces organisations professionnelles et le Gouvernement. \u00c0 ce jour, ces conventions sont en phase de finalisation et seront sign\u00e9es dans les prochaines semaines.<\/p>\n<p><em><strong>Comment sont \u00e9labor\u00e9s ces textes de loi ? Les professionnels sontils impliqu\u00e9s ?<\/strong> <\/em><\/p>\n<p>Il est \u00e0 rappeler que la strat\u00e9gie de d\u00e9veloppement des industries agroalimentaires a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e d\u2019une \u00e9tude strat\u00e9gique r\u00e9alis\u00e9e par un cabinet sp\u00e9cialis\u00e9 en la mati\u00e8re. Ainsi et dans le cadre de cette \u00e9tude, une s\u00e9rie de r\u00e9unions et d\u2019ateliers ont Parcours Ing\u00e9nieur d\u2019Etat en industries agricoles et alimentaires de l\u2019IAV Hassan II, promotion 1995, Nabil Chaouki a occup\u00e9 plusieurs postes de responsabilit\u00e9s au sein du Minist\u00e8re du commerce et de l\u2019industrie de 1996 \u00e0 2013, dont la derni\u00e8re est le Chef de la division des industries agricoles et alimentaires avant de rejoindre le Minist\u00e8re de l\u2019Agriculture et de la P\u00eache Maritime en juin 2013 pour occuper le poste de Directeur de d\u00e9veloppement des fili\u00e8res de production. \u00e9t\u00e9 tenus avec les professionnels du secteur agricole et agroalimentaire. En plus, l\u2019\u00e9laboration des dispositions du contrat programme a \u00e9t\u00e9 faite \u00e9galement en concertation avec l\u2019ensemble des f\u00e9d\u00e9rations et associations des professionnels. Ainsi, les services du MAPMDREF ont proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 la concr\u00e9tisation des engagements du Minist\u00e8re pour l\u2019appui \u00e0 l\u2019investissement et \u00e0 l\u2019export \u00e0 travers l\u2019\u00e9laboration des arr\u00eat\u00e9s conjoints instituant les aides de l\u2019\u00e9tat dans le cadre du FDA.<\/p>\n<p><em><strong>Concr\u00e8tement, quels sont vos objectifs avec ce contrat-programme ?<\/strong> <\/em><\/p>\n<p>Les principaux objectifs de cet ambitieux contrat programme sont :<\/p>\n<p>&#8211; Le renforcement de l&#8217;int\u00e9gration entre l&#8217;amont productif et l&#8217;aval de transformation, \u00e0 travers le d\u00e9veloppement de nouvelles capacit\u00e9s de valorisation et de transformation des produits agricoles. Un appui de l\u2019\u00c9tat sera apport\u00e9 \u00e0 travers le soutien \u00e0 la cr\u00e9ation ou \u00e0 la modernisation ou l\u2019extension de 371 unit\u00e9s industrielles par des subventions allant de 10 \u00e0 30% (conditionnement, entreposage frigorifique, transformation\u2026) ;<\/p>\n<p>&#8211; Le renforcement et la promotion des exportations sur les march\u00e9s traditionnels et le d\u00e9veloppement de nouveaux march\u00e9s d\u2019exportation \u00e0 forte croissance, notamment \u00e0 travers le soutien de l\u2019\u00c9tat aux produits export\u00e9s. Les subventions pr\u00e9vues varieront de 500 \u00e0 6.000 DH\/T pour les produits concern\u00e9s (huile d\u2019olive, olives de table, fruits &amp; l\u00e9gumes transform\u00e9s, produits laitiers\u2026) et au d\u00e9veloppement de nouveaux march\u00e9s, notamment ceux de l\u2019Afrique subsaharienne ;<\/p>\n<p>&#8211; La modernisation des circuits de commercialisation des produits agricoles, notamment des viandes \u00e0 travers la modernisation des abattoirs et du r\u00e9seau de distribution des viandes ;<\/p>\n<p>&#8211; Des mesures transverses visant essentiellement l\u2019am\u00e9lioration des comp\u00e9tences par la mise en place de programme de formation et d\u2019innovation (subvention des brevets, \u00e9tudes techniques, programmes de R&amp;D\u2026), la promotion des produits sur le march\u00e9 local et \u00e0 l\u2019export, le renforcement du contr\u00f4le sanitaire des produits agroalimentaires, la normalisation des produits, la mise \u00e0 niveau du Centre Technique des Industries Agroalimentaires\u2026 ;<\/p>\n<p>&#8211; La cr\u00e9ation et la stabilisation des emplois dans les secteurs agricole et agroalimentaire. Les impacts socio-\u00e9conomiques de ce contrat programme sont tr\u00e8s ambitieux. Ainsi, sa mise en \u0153uvre permettra \u00e0 l\u2019horizon 2021, et comparativement \u00e0 2016, de g\u00e9n\u00e9rer :<\/p>\n<p>&#8211; 38.457 emplois permanents additionnels ;<\/p>\n<p>&#8211; 41,74 milliards DH de chiffre d\u2019affaires annuel additionnel, dont 12,52 milliards DH \u00e0 l\u2019export ;<\/p>\n<p>&#8211; 13,1 milliards DH de valeur ajout\u00e9e annuelle additionnelle<\/p>\n<p><strong>Parcours<\/strong><\/p>\n<blockquote><p>Ing\u00e9nieur d\u2019Etat en industries agricoles et alimentaires de l\u2019IAV Hassan II, promotion 1995, Nabil Chaouki a occup\u00e9 plusieurs postes de responsabilit\u00e9s au sein du Minist\u00e8re du commerce et de l\u2019industrie de 1996 \u00e0 2013, dont la derni\u00e8re est le Chef de la division des industries agricoles et alimentaires avant de rejoindre le Minist\u00e8re de l\u2019Agriculture et de la P\u00eache Maritime en juin 2013 pour occuper le poste de Directeur de d\u00e9veloppement des fili\u00e8res de production.<\/p><\/blockquote>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab La premi\u00e8re \u00e9valuation de l\u2019\u00e9tat d\u2019avancement des contrats programme sign\u00e9s laisse appara\u00eetre que les r\u00e9alisations restent globalement satisfaisantes pour la plupart des fili\u00e8res agricoles \u00bb Adopte\u0301e par le Plan Maroc Vert, l&#8217;approche \u00ab filie\u0300re \u00bb est conside\u0301re\u0301e comme un choix strate\u0301gique pour le pilotage, la mise a\u0300 niveau et le de\u0301veloppement du secteur agricole. &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":697,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[23],"tags":[],"class_list":["post-691","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","","category-interview"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/691","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=691"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/691\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":698,"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/691\/revisions\/698"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/697"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=691"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=691"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=691"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}