Le Salon International de l’Emballage, des Machines et de l’Agroalimentaire (SIEMA) ouvre aujourd’hui, 22 septembre 2026, sa 9ème édition à Casablanca, à l’espace d’exposition de l’AMDIE, anciennement OFEC. Placé sous le thème « Cap Agro 2030 : Souveraineté, résilience hydrique et compétitivité du Made in Morocco », le salon met en avant les nouvelles priorités qui accompagnent la transformation de l’industrie agroalimentaire marocaine.
À l’occasion de l’ouverture du salon, Meriem Houmaid, organisatrice du SIEMA au sein d’Elan Expo Maroc, revient sur l’évolution des besoins des industriels marocains. Au-delà des machines de transformation et d’emballage, les demandes portent désormais davantage sur l’automatisation, la robotisation, l’intelligence artificielle, la gestion de l’eau, l’efficacité énergétique, la chaîne du froid, la traçabilité et le contrôle qualité.
Le SIEMA entend également favoriser davantage de transformation locale et de création de valeur au Maroc, tout en renforçant la visibilité des solutions technologiques Made in Morocco et leur potentiel sur les marchés africains.
Pour Meriem Houmaid, l’enjeu est de « mieux transformer nos produits, mieux les conditionner et les emballer, améliorer la qualité et la productivité, puis exporter des produits avec une plus forte valeur ajoutée ».
La compétitivité industrielle ne repose plus uniquement sur l’augmentation des volumes. Les entreprises cherchent également à mieux maîtriser leurs ressources et à répondre aux standards des marchés internationaux. « Être compétitif ne signifie plus seulement être capable de produire davantage, il faut aussi produire mieux, utiliser moins de ressources et garantir une qualité constante », souligne-t-elle.
Dans ce contexte, les industriels recherchent de plus en plus des solutions complètes capables de répondre à des problématiques précises : réduction des consommations, amélioration des rendements, limitation des pertes ou préparation des produits à l’export. « L’équipement reste bien sûr important, mais il fait désormais partie d’une solution beaucoup plus globale », précise-t-elle.
La gestion des ressources constitue également un axe majeur de cette édition, notamment face aux enjeux liés à l’eau, à l’énergie et aux matières premières. « La question n’est plus seulement comment produire davantage, mais plutôt comment créer davantage de valeur en utilisant moins de ressources », indique Meriem Houmaid. Le salon met ainsi en avant des solutions de réutilisation de l’eau, d’efficacité énergétique, d’optimisation des procédés et de maintenance prédictive.
Le Made in Morocco occupe également une place importante dans le positionnement du SIEMA. Le salon souhaite donner davantage de visibilité aux entreprises marocaines qui développent déjà des machines, des emballages, des équipements et des solutions technologiques. « Nous voulons que le SIEMA devienne une véritable plateforme pour les entreprises marocaines qui développent déjà des machines, des emballages, des équipements et différentes solutions technologiques. »
Cette ambition s’étend au continent africain, avec la volonté d’attirer davantage de professionnels et d’acheteurs d’Afrique de l’Ouest, d’Afrique centrale et d’autres marchés. L’objectif est de favoriser à la fois l’exportation de produits agroalimentaires transformés localement et celle des technologies développées au Maroc. « Le véritable succès serait qu’une entreprise marocaine qui venait hier au SIEMA pour acheter une technologie puisse revenir demain au salon pour présenter et vendre sa propre technologie », conclut Meriem Houmaid.
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