
La taxe carbone est un prélèvement gouvernemental appliqué sur les combustibles fossiles en fonction de la quantité de dioxyde de carbone émise lors de leur combustion. Son objectif est de réduire les émissions de gaz à effet de serre, d’encourager les énergies renouvelables et de financer des projets écologiques. Elle permet également aux pays de respecter leurs engagements de l’Accord de Paris en limitant le réchauffement climatique à moins de 2°C. Le Maroc, qui introduira cette taxe dès le 1er janvier 2026, vise à aligner sa politique avec le Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF) de l’UE, garantissant ainsi la compétitivité de ses exportations. Basée sur le principe du “Pollueur-Payeur”, cette taxe financera la transition énergétique, avec un impact budgétaire positif estimé à 0,8 % du PIB.
Le MACF de l’UE impose une taxe sur les importations de produits à forte intensité carbone des pays sans régulations climatiques équivalentes. Il vise à éviter les fuites de carbone, niveler la concurrence et réduire les émissions globales.
Pour répondre à la taxe carbone et au MACF de l’UE, le Maroc pourrait adopter plusieurs stratégies : instaurer une taxe carbone nationale alignée avec l’UE et créer un marché du carbone. Il serait essentiel de mettre en place un système de certification des émissions reconnu par l’UE. Le Maroc devrait aussi soutenir la transition industrielle en promouvant les technologies propres et en offrant des subventions et exonérations fiscales aux industries concernées. La diversification des marchés d’exportation vers l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie permettrait de réduire la dépendance à l’UE, tout en mettant en avant les produits bas-carbone. Enfin, des négociations avec l’UE pour des exemptions ou des taux réduits pour certaines industries stratégiques, tout en mettant en avant le principe de “responsabilité commune mais différenciée”, qui reconnaît les efforts déployés par les pays en développement dans leur transition énergétique.
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