Intercéréales France a organisé, aujourd’hui à Casablanca, les Rencontres franco-marocaines des céréales, réunissant 350 participants issus des administrations, des organisations professionnelles, de la meunerie, du négoce et du commerce international. Ce rendez-vous s’inscrit dans une coopération de long terme entre les filières céréalières française et marocaine.
Ouverte par Philippe Heusele, agriculteur céréalier et président des Relations internationales d’Intercéréales, cette édition 2026 a été consacrée à la qualité de la récolte française, aux perspectives des marchés, au stockage, à l’innovation variétale et à la formation, dans un contexte marqué par la volatilité des marchés et les tensions géopolitiques.
Christine Bar, d’Arvalis, a présenté les caractéristiques qualitatives de l’offre céréalière française 2026, marquée notamment par des taux de protéines élevés, de faibles humidités et de très bons poids spécifiques. De son côté, Quentin Bellet, du Syndicat national du commerce extérieur des grains, a exposé les tendances et perspectives des marchés céréaliers internationaux, où les enjeux géopolitiques et logistiques demeurent déterminants.
Les échanges ont également porté sur les défis à venir. Catherine Matt, de La Coopération Agricole – Métiers du Grain, a détaillé le plan d’infrastructures France 2030 consacré au stockage des grains de demain. Rachel Blumel, de l’Union française des semenciers, est revenue sur les perspectives de la sélection variétale en Europe à travers les nouvelles techniques génomiques (NGT). Deux thématiques qui répondent à un même objectif : renforcer la résilience des filières face aux aléas climatiques et économiques.
La formation a constitué un autre volet de cette coopération. Des certificats de formation ont été remis à des stagiaires africains accueillis à Casablanca à l’invitation d’Intercéréales, dans une logique de coopération Nord-Sud-Sud, faisant du Maroc un point d’appui pour le partage d’expertise avec l’Afrique subsaharienne. Une seconde cérémonie a été consacrée à la remise des diplômes aux lauréats de l’IFIM de Casablanca.
Les travaux ont été clôturés par Philippe Heusele et Charles Thépaut, ministre-conseiller de l’Ambassade de France au Maroc. La France demeure depuis une vingtaine d’années le premier fournisseur de blé tendre du Maroc, tandis que le Royaume est, depuis quatre ans, la première destination du blé français hors Union européenne. Cette relation s’appuie notamment sur la qualité, la sécurité des approvisionnements et une coopération technique structurée par des accords conclus avec l’ONICL, la FNM et l’ANVBP.
« Les échanges de cette journée confirment ce que nous construisons ensemble depuis plus de vingt-cinq ans : un partenariat de confiance, tourné vers la qualité, la formation et la sécurité des approvisionnements du Royaume. Face aux incertitudes climatiques et géopolitiques, les filières française et marocaine ont plus que jamais intérêt à avancer ensemble, avec constance », a déclaré Philippe Heusele.
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