
La Fédération Interprofessionnelle du Secteur Avicole au Maroc (FISA) le revendiquait depuis longtemps : le projet de Loi de Finance (PLF) 2021 prévoit le reclassement de l’aviculture comme activité avicole. « Nous réclamons cela depuis 1995, date de création de la FISA », souligne Chaouki Jerrari, Directeur de la Fédération.
Ainsi, tout élevage de volaille sera considéré non plus comme un commerce de gros mais comme une production animale, à l’instar des élevages de bovins, ovins, caprins et camélidés. En bénéficiant du régime fiscal agricole, plus avantageux, les aviculteurs pourront gagner en compétitivité. Une mesure qui vient à point compte-tenu des difficultés auxquelles fait face le secteur du fait de la crise sanitaire. La demande en produits avicoles a en effet fortement chuté suite à l’arrêt des activités hôtelières, événementielles, et de restauration commerciale et collective. « Nous avons observé de mars à septembre une baisse de 50% de la demande. Par conséquent, l’offre a chuté au même niveau et de nombreuses élevage, petits, moyens ou grands, ont fait faillite », déclare M. Jerrari.
Après une remontée des prix consécutifs au déficit d’offre, les opérateurs avaient quelque peu repris confiance et commandé des poussins. Aujourd’hui, les prix se sont à nouveau effondrés. « À mi-novembre, ils se situaient autour de 10,50 à 11 DH/kg pour le poulet, donc inférieurs au prix de revient. Et malheureusement, le secteur n’a bénéficié d’aucune aide spéciale Covid car considéré comme étant resté en activité… », regrette Chaouki Jerrari.
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