
Fluidifier et sécuriser le passage portuaire des marchandises par le port de Casablanca, tel a été le thème du webinaire du 21 janvier 2021 organisé par l’Association Marocaine des Exportateurs (ASMEX) en partenariat avec CIH Bank, l’Agence Nationale des Ports(ANP), Portnet et l’APRAM (Association professionnelle des Agents Maritimes).
Lors de cette rencontre présidée par Abdelaziz Mantrach, Vice-président de l’ASMEX et Président de l’APRAM, plusieurs points ont été étudiés, notamment les difficultés et complications liées à l’export par voie maritime et à la compétitivité portuaire, la stratégie portuaire du port de Casablanca, ses fondamentaux actuels ainsi que ses perspectives d’avenirs.
Cette conférence était aussi l’occasion d’explorer les moyens à mettre en œuvre pour fluidifier le passage des marchandises par le port de Casablanca, et c’est dans ce sens que M. Mantrach a déclaré : « il nous appartient à nous, les acteurs de la communauté portuaire et du commerce extérieur, de développer plusieurs solutions de facilitation des échanges pour réduire la complexité des procédures et minimiser les coûts des transactions, tout en maintenant des niveaux efficaces de contrôle exercé par les organismes qui en ont la charge. »
Par ailleurs, Anouar Harrak, Directeur du port de Casablanca et de l’ANP, a assuré qu’un ensemble d’outils est mis en place pour permettre un transit des marchandises dans les meilleures conditions de sécurité avec des délais optimisés. Ce dernier a tenu à rappeler que l’activité conteneurs, qui est une activité stratégique pour le port, a réussi à amortir la baisse significative enregistrée lors du premier confinement en terminant l’année avec une légère baisse de 3% contre les 12% initialement prévus, indiquant ainsi que ces résultats ne sont pas le fruit du hasard mais bel et bien le résultat d’efforts fournis par la communauté portuaire.
Concernant le problème du transit des marchandises dangereuses par le port, selon Amine El Karam, Directeur de la police portuaire au sein de l’ANP, ces dernières doivent être soumises à des déclarations afin de maitriser leurs risques.
Un autre sujet a été évoqué lors de cette conférence : la masse brute totale d’un conteneur (VGM). Mohammed Kabbaj, Vice-président de l’APRAM, et Christophe Colloc, membre du conseil d’administration de l’APRAM, ont tenu à indiquer que « depuis le 1er juillet 2016, les exigences de la Convention SOLAS (Safety of Life at Sea) en matière de vérification du poids des conteneurs sont en application. En effet, l’Organisation Maritime Internationale (OMI) rend obligatoire, par le biais d’un amendement à la Convention Internationale pour la Sauvegarde de la Vie en Mer (SOLAS) la vérification de la masse brute des conteneurs à partir de cette date, qui est également la date d’entrée en vigueur, dans tous les pays exportateurs. »
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