Exportations vers les États-Unis : nouvelle taxe, nouvelle donne pour l’Afrique

À compter du 29 août 2025, les États-Unis mettent fin à l’exemption douanière dite « de minimis », qui permettait aux colis de faible valeur (jusqu’à 800 dollars) d’entrer sur le territoire américain sans droits de douane. Cette mesure, prise le 30 juillet par décret exécutif du président Donald Trump, vise officiellement à protéger l’économie américaine contre l’afflux de produits bon marché, de marchandises contrefaites ou de drogues, notamment des opioïdes synthétiques. Elle est justifiée par la Maison-Blanche comme une décision de sécurité nationale, de santé publique et de rééquilibrage commercial.

Cette suppression soudaine bouleverse l’ensemble de la logistique mondiale des petits colis, en particulier pour les pays à forte activité artisanale ou e-commerce léger, comme de nombreux pays africains. Plusieurs opérateurs postaux majeurs – dont Japan Post, La Poste française ou encore Deutsche Post – ont déjà suspendu leurs expéditions vers les États-Unis, invoquant l’incertitude réglementaire et le manque d’instructions claires pour se conformer aux nouvelles obligations.

Concrètement, tous les envois internationaux vers les États-Unis, quelle que soit leur valeur, devront désormais faire l’objet d’une déclaration électronique via le système ACE. Les envois seront soumis soit à une taxe forfaitaire (entre 80 et 200 dollars selon le pays), soit à un droit proportionnel à la valeur déclarée. Cette tarification temporaire s’appliquera pendant six mois, le temps que l’administration américaine finalise son nouveau dispositif douanier.

Pour les exportateurs africains, cette réforme représente un choc. De nombreuses petites entreprises, artisans, coopératives ou plateformes de vente en ligne vers les États-Unis pourraient voir leur rentabilité menacée. La hausse des coûts logistiques et administratifs risque d’alourdir significativement les charges, voire de rendre certains marchés inaccessibles. Cette décision unilatérale pourrait également avoir des effets sur les relations commerciales transatlantiques, déjà tendues.

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