Les nouvelles exigences de l’Union européenne relatives à l’utilisation des antimicrobiens chez les animaux destinés à la consommation humaine sont entrées en application le 3 septembre 2026. Elles concernent les exportations vers l’UE de plusieurs denrées alimentaires issues d’animaux d’élevage.
La réglementation interdit notamment l’utilisation, chez les animaux destinés à la production alimentaire, d’antimicrobiens réservés au traitement de certaines infections humaines, ainsi que leur emploi comme facteurs de croissance ou pour augmenter le rendement.
Cette évolution concerne plusieurs catégories de produits, parmi lesquelles le miel, les produits de l’aquaculture, le lait et les produits laitiers, les œufs, les boyaux et les viandes de différentes espèces.
Introduite dans les certificats d’exportation en 2024, l’attestation relative aux antimicrobiens devait jusque-là être biffée. Depuis le 3 septembre 2026, elle doit être signée par les autorités compétentes des pays hors Union européenne pour les certificats concernés.
Cette attestation vise à garantir que les denrées exportées proviennent d’animaux qui, de leur naissance jusqu’à leur exportation, n’ont pas reçu d’antimicrobiens réservés au traitement de certaines infections chez l’homme. Elle couvre également l’interdiction d’utiliser des antimicrobiens comme facteurs de croissance ou pour augmenter le rendement des animaux destinés à la consommation humaine.
Par ailleurs, seuls les pays inscrits à l’annexe XVI bis du règlement (UE) 2021/405 peuvent désormais exporter vers l’Union européenne les produits d’origine animale pour lesquels ils sont officiellement autorisés. L’accès au marché européen dépend également de l’existence d’un plan de surveillance des résidus approuvé.
AGRINFO rappelle ainsi aux opérateurs la nécessité de vérifier la conformité des certificats sanitaires ainsi que l’éligibilité du pays exportateur pour les produits destinés au marché européen.
Ces nouvelles dispositions visent à renforcer la lutte contre la résistance aux antimicrobiens et à rapprocher les exigences imposées aux produits importés de celles appliquées aux productions européennes.
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