Impacts économiques du Coronavirus : CDG Capital dévoile ses prévisions

Dans le cadre de la pandémie liée au Coronavirus, CDG Capital a publié une note étudiant les impacts de la crise sanitaire, aussi bien au niveau macro-économique qu’au niveau des marchés actions. Dans un premier lieu, pour le secteur agricole, le dernier conseil de la banque centrale a révisé considérablement les prévisions de la valeur ajoutée agricole de +6,20% à -2,70% et ce, à cause des prévisions en deçà de la normale de la campagne céréalières. D’ailleurs, le déficit pluviométrique a caractérisé la majorité des régions du Royaume avec un taux de remplissage des barrages à usage agricole de 47,6% au lieu de 60,2% il y a une année. Sous l’hypothèse d’un retour à la normal de la campagne agricole (75 Mqx), la valeur ajoutée agricole devrait rebondir à 8,10% en 2021.

Pour le secteur agroalimentaire et de grande distribution, la même source présente des exemples concrets des conséquences de la pandémie. En effet, les GMS ont connu un afflux important notamment au début de la crise sanitaire puisque les consommateurs ont voulu constituer un stock de précaution en prévision d’une éventuelle rupture de stock, chose écartée par le gouvernement. Au terme de l’année 2020, l’impact devrait être mitigé pour chaque catégorie.

CDG Capital étudie l’impact de la crise sur certaines grandes entreprises du secteur agroalimentaire et distribution. Ainsi, au niveau du Groupe Label’Vie, les supermarchés devraient enregistrer une croissance de 8,3% en 2020, et maintenir une activité normale, voire en légère hausse avec une concentration de la demande sur les produits de base. La croissance des ventes pourrait cependant ralentir par le report des ouvertures. D’un autre côté, les hypermarchés pourraient booster leurs ventes par la partie électroménagers, textiles et loisirs en l’absence d’alternative, avec une croissance de 6% en la même année. En outre, la fermeture des restaurants pourrait impacter les ventes d’Atacadao. Une baisse de 15% qui pourrait être limitée en partie par la hausse des ventes aux épiceries.

Du côté de l’industrie agroalimentaire, CDG Capital présente l’exemple de Cosumar. Si au niveau du marché grand public, peu d’impact est attendu, le sucre étant un aliment de base indisponsable, le segment industriel, représentant 15% des ventes de Cosumar, connaitrait un ralentissement sous l’effet conjugué des arrêts temporaires d’usines, dus aux mesures de confinement, et de la baisse de consommation des pâtisseries, suite à la suspension des activités d’événementiel. Aussi, le Groupe pourrait réduire ses volumes à l’export avec une marge de raffinage faible. Cette baisse reste dépendante de la durée du confinement et de l’évolution du cours du pétrole. Le chiffre d’affaires devrait connaitre une baisse de 7,8%, passant de 8,21 MMDH à 7,57 MMDH, impacté principalement par la baisse du chiffre d’affaires à l’export et dans une moindre mesure par la baisse des ventes aux industriels locaux.

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One comment

  1. En fait merveilleux court article, je souhaite que je peux voir
    beaucoup plus d’écriture de blog comme ça!

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