Le mécanisme d’ajustement carbone au cœur d’un webinaire organisé par l’ASMEX

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Afin de mettre en lumière les enjeux et impacts liés au risque d’évolution de la règlementation relative aux émissions de Gaz à Effet de Serre (GES), l’Association Marocaine des Exportateurs (ASMEX) a organisé le 29 avril 2021, en partenariat avec Bureau Veritas Maroc, un webinaire ayant pour thématique « Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières de l’UE pour les exportations marocaines (MACF) ou Carbon Boarder Adjustment Mechanism (CBAM) ».

Lors de cette conférence, plusieurs points ont été abordés, notamment l’instauration du MACF par l’UE et son entrée en vigueur prévue pour 2023, ainsi que les mesures à mettre en place de la part des exportateurs marocains afin de rester compétitif et pour que le Maroc continue à se positionner comme un partenaire stratégique de l’UE.

Lors de son allocution, Hassan Sentissi El Idrissi, Président de l’Asmex, a indiqué que son organisme suit de très près les évolutions de la conjoncture liée aux exigences de la décarbonation, qui s’ajoutent aux leviers de compétitivité des entreprises exportatrices marocaines, avant d’ajouter : « nous avons multiplié les partenariats avec les entreprises expertes dans ce domaine telles que le Bureau Véritas Maroc, afin de proposer à nos membres des solutions qui leur permettront de saligner sur les exigences internationales et maintenir leurs parts de marché. »

De son côté, Abdelaziz Belhouji, Expert climat bilan carbone au sein de Bureau Veritas Maroc, a expliqué que le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’UE fera l’objet en juin prochain d’une proposition législative par la Commission Européenne, qui devra entrer en vigueur en janvier 2023. Plusieurs options sont actuellement sur la table : droits de douane sur les produits à forte intensité carbone, paiement d’une taxe carbone; subvention à l’export des entreprises européennes engagées en matière de climat, extension du système d’échange de quotas européens aux importations appliquées actuellement, etc.

Lors de son intervention, Said Mouline, Directeur Général de l’Association Marocaine pour l’Efficacité Energétique, a annoncé que le Royaume s’est fixé pour objectif d’élaborer une norme marocaine reconnue au niveau européen pour évaluer le bilan carbone des entreprises nationales, et que ce dernier discute avec l’Union Européenne afin de mettre en place un pacte vert qui liera les deux parties et qui permettra d’accompagner la mise en place de toute la transition vers l’économie verte en général et le processus de décarbonation en particulier. « En plus des enjeux pour lindustrie et pour lexport, il est important que le Maroc soit également perçu par les investisseurs étrangers comme une destination de production industrielle carbone neutre. Et cest possible grâce notamment aux projets de zone industrielle au carbone neutre qui sont programmés », a ainsi souligné M. Mouline.


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