
Le ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts (MAPMDREF), vient de publier les chiffres de la production prévisionnelle de la campagne agricole 2021/2022.
Avec une pluviométrie qui a atteint 188 mm à fin avril 2022, soit une baisse de 35% par rapport à la campagne précédente (289 mm) à la même date, et du fait de la mauvaise répartition territoriale et temporelle des précipitations, un stress a été engendré provoquant une baisse des baisses des rendements plus ou moins importante selon les régions, allant jusqu’à la perte des superficies dans certaines zones.
De ce fait, le MAPMDREF indique que la production prévisionnelle des céréales principales (blé tendre, blé dur et orge) au titre de la campagne agricole 2021/2022 est estimée à 32 millions de quintaux, soit une baisse de 69% par rapport à la campagne précédente. Cette production résulte d’une superficie céréalière semée au titre de cette campagne de 3,6 millions d’hectares pour les 3 espèces de céréales, provenant principalement des zones favorables des régions de Fès-Meknès et de Rabat-Salé-Kénitra (60 % de la production).
Suite aux récentes précipitations qu’a connues le Royaume depuis de le début du mois de mars, qui ont contribué au rétablissement du couvert végétal à niveau normal, les autres cultures affichent un état favorable. Ainsi, il est prévu que la betterave à sucre, dont la récolte vient de démarrer dans plusieurs régions, enregistre de bonnes performances de rendement. Pour ce qui des agrumes, des oliviers et des rosacées en stade de floraison, le MAPMDREF annonce de bonnes perspectives de production, bien qu’elles restent tributaires de l’évolution des conditions météorologiques, particulièrement les températures du mois de mai et juin.
Pour ce qui est du secteur de l’élevage, il s’est nettement redressé grâce à l’appui apporté aux éleveurs par le programme exceptionnel de réduction de l’impact du déficit pluviométrique, et l’amélioration des parcours et des ressources fourragères de la saison printanière.
En dernier lieu, le MAPMDREF indique que les bonnes prévisions des performances des cultures de printemps et des filières olives, agrumes et cultures maraichères, conjuguées aux mesures de soutien apporté aux éleveurs, contribueront à combler en partie les effets de la baisse de la production des céréales d’automne, permettant ainsi de limiter l’impact du déficit hydrique sur la croissance du secteur agricole.
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