
Du 19 au 21 juin 2022 à Johannesburg, Afrique du Sud, le Maroc avait organisé pour la première fois un pavillon national sur un salon dédié à l’agroalimentaire. Morocco Foodex avait ainsi aménagé un pavillon de 150 m2, dédié aux produits de la mer et plus particulièrement aux conserves de poisson, sur le salon Africa’s Big 7. Parallèlement à l’exposition, une centaine de rendez-vous BtoB ont également été programmés.
En tout, 10 industriels avaient fait le déplacement. Cette première expérience vient répondre à une demande des opérateurs et de l’interprofession, qui avaient sollicité Morocco Foodex afin de prospecter le marché sud-africain. « Il y a un intérêt pour les produits d’origine marocaine en Afrique du Sud, qui est également un gros consommateur de sardines », indique El Mehdi El Alami, directeur de la promotion et du développement de Morocco Foodex.
Le Maroc exporte pour l’instant essentiellement des sardines congelées vers l’Afrique du Sud, pays dans lequel se crée donc la valeur ajoutée. La plupart des exposants se sont déplacés pour réaliser une première approche du marché local. « Nous sommes venus par curiosité, pour rencontrer des gens. Pour l’instant le Maroc n’est pas compétitif mais ce stand est un début d’ouverture », témoigne Mehdi Kabli, directeur export de Serimar.
Le marché sud-africain est en effet caractérisé par une situation monopolistique, à laquelle s’ajoutent des barrières tarifaires et sanitaires. « C’est un marché très intéressant mais qui n’est pas encore assez ouvert », estime Mustapha Lyasse, chief operating manager de Sogenco. Younes Choukrallah, directeur commercial adjoint chez Aveiro Maroc, indique être ici pour comprendre le marché, ses contraintes, et essayer de les surpasser. « Nous prenons des contacts avec des prospects en attendant que les choses s’améliorent, notamment au niveau des barrières sanitaires. Nous comptons sur nos autorités pour intervenir et obtenir plus de flexibilité. » Comme le souligne Hicham Driouech, directeur commercial adjoint d’animer Group, « nous exportons partout dans le monde, pourquoi pas en Afrique du Sud ! »
Dans tous les cas, cette première incursion devrait être suivie d’autres. « Nous comptons renouveler notre participation, peut-être avec d’autres secteurs agroalimentaires. Il faut capitaliser sur la qualité des produits marocains et également explorer l’Afrique du Sud comme un hub pour les pays limitrophes », estime M. El Alami.
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