
Le lait et les produits laitiers sont les produits les plus demandés pendant le mois de Ramadan. Dans une interview avec la MAP, Mohammed Raita, chargé de la Gouvernance, la coordination et de la communication auprès du président de la Fédération interprofessionnelle du secteur laitier “Maroc Lait”, fait le point sur l’approvisionnement des marchés en produits laitiers depuis le début du mois sacré, et discute des principaux problèmes auxquels le secteur fait face actuellement, ainsi que des possibilités de retour à la baisse des prix de ces produits.
Malgré une baisse de 11% du cheptel bovin en 2022 par rapport à 2021 et d’environ 20% par rapport à 2019 (année précédant les crises), l’offre de produits laitiers pour le mois sacré a été assurée grâce aux mesures prises conjointement par le ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts et Maroc Lait.
Mohammed Raïta rappelle les causes de la baisse drastique du cheptel (et du lait) depuis 2020 et les mesures prises pour assurer l’approvisionnement du marché. Trois crises ont affecté la filière laitière depuis 2020 : la crise sanitaire qui a ralenti la vente des produits laitiers et des animaux d’élevage, la sécheresse qui a réduit la disponibilité en eau et la production des fourrages, et le conflit russo-ukrainien qui a accentué la hausse des prix.
En réponse à cela, des mesures d’urgence et des mesures à moyen et long terme ont été prises par Maroc Lait et le ministère de l’Agriculture. Ces mesures comprennent des subventions pour les aliments composés et l’exonération de la TVA sur l’importation des aliments simples. Les mesures à moyen et long terme comprennent une augmentation des prix pour aider les éleveurs à faire face à l’augmentation des prix des aliments, une participation active à la mise en place d’une filière fourragère, et le lancement en 2023 des unités régionales d’encadrement laitier pour accélérer la politique de proximité aux éleveurs.
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