Une enquête française menée par « QueChoisir.org » sur les résidus de pesticides dans les tomates a annoncé que les produits non labellisés bio peuvent contenir des substances préoccupantes pour la santé, comme des perturbateurs endocriniens ou des molécules suspectées cancérigènes. Selon cette enquête, « l’analyse des résultats français de 2019, 2021 et 2022 indique que plus de la moitié des tomates marocaines et 80 % des espagnoles présentaient plusieurs résidus, contre 15 % pour les françaises. Pour les molécules officiellement reconnues comme dangereuses, 6 % des tomates françaises conventionnelles en étaient porteuses, contre près de 40 % pour celles importées d’Espagne ou du Maroc. Les tomates bio, qu’elles soient françaises ou importées, ne présentaient aucun résidu à risque selon ces analyses, même si le label bio n’assure pas une parfaite conformité sur les droits des travailleurs ou la gestion de l’eau ».
Face à cette stigmatisation, l’ONSSA (Office National de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires) rappelle que sur la période 2020-2025, le système européen RASFF a enregistré 52 notifications pour dépassement des limites sur les tomates européennes importées, dont une seule concernait une tomate marocaine, chiffre attestant de la fiabilité sanitaire de la production marocaine. L’ONSSA souligne que le Maroc applique un dispositif de sécurité sanitaire rigoureux, aligné sur les standards internationaux (UE, Codex, États-Unis, Canada). Les pesticides autorisés sont soumis à un processus d’homologation scientifique strict et également reconnus par l’UE. L’Office mène un programme national de contrôle et de surveillance incluant prélèvements et analyses en laboratoire accrédité ISO/CEI 17025, dont le nombre a été multiplié par quatre entre 2020 et 2025, passant à plus de 6 635 prélèvements.
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