En marge du Salon International de l’Agriculture au Maroc (SIAM) 2026, Mustashar a officiellement annoncé son partenariat avec Alibaba, avec pour objectif de structurer l’accès des entreprises marocaines aux marchés internationaux via le commerce électronique B2B.
Les données avancées lors de la présentation illustrent le potentiel de la plateforme : plus de 50 millions d’acheteurs actifs, une présence dans plus de 200 pays et régions, et un volume quotidien important de recherches produits. Pour Zayd Idrissi-Regragui, « l’enjeu ne se limite pas à la visibilité, mais concerne l’accès à une demande internationale structurée et la génération de revenus ».
Le modèle repose sur une répartition des rôles : Alibaba fournit l’infrastructure technologique et l’accès aux acheteurs, tandis que Mustashar accompagne les entreprises dans la structuration de leur offre et leur montée en compétence digitale. « Alibaba apporte l’infrastructure globale, le trafic acheteur et la technologie, tandis que notre rôle consiste à assurer un déploiement structuré et un accompagnement à la croissance », précise Zayd Idrissi-Regragui.
Toutefois, pour les acteurs de l’agroalimentaire, plusieurs éléments appellent à la prudence. « La présence sur Alibaba ne constitue pas en soi une garantie de succès », rappelle Zayd Idrissi-Regragui. Dans ce secteur, les contraintes réglementaires (normes sanitaires, certifications), les enjeux logistiques (notamment pour les produits frais) et la régularité d’approvisionnement demeurent déterminants.
Si la plateforme peut faciliter la mise en relation et la réception de demandes de cotation (RFQ), son efficacité dépend fortement du niveau de structuration des entreprises. « L’objectif est de permettre aux entreprises de s’inscrire dans une logique d’export continue », indique Zayd Idrissi-Regragui, tout en reconnaissant que cette continuité suppose des capacités industrielles et organisationnelles solides.
Les secteurs ciblés incluent notamment l’agro-industrie, aux côtés de filières comme le textile, l’automobile ou le packaging. Pour Zayd Idrissi-Regragui, « les entreprises marocaines disposent d’un potentiel réel pour accéder à de nouveaux marchés », à condition de répondre aux exigences en matière de qualité, de conformité et de compétitivité.
Enfin, le message central reste celui d’une transformation des pratiques : « la différence ne réside pas uniquement dans la production, mais dans l’exécution digitale ». Une approche qui, dans le cas de l’agroalimentaire, s’inscrit toutefois dans un ensemble plus large de contraintes liées aux normes, à la logistique et à l’organisation des filières.
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