
Accompagner et soutenir les exportateurs marocains, tel a toujours été le crédo de l’Association Marocaine des Exportateurs (ASMEX). C’est dans cette optique qu’un webinaire présidé par Saloua Karkri Belkeziz, Présidente de la Commission Afrique au sein de l’ASMEX, et animée par Philippe Cordier, Fondateur de Ceemo, spécialisée dans le conseil et les services opérationnels en Afrique de l’Ouest, a été organisé pour faire la lumière sur le marché ivoirien et la multitude d’opportunités qu’il offre.
En effet, les opportunités pour les exportateurs marocains sont nombreuses et très diverses. Rappelons que les relations entre les deux nations existent depuis 1962, et continuent de se subsister grâce à la signature de plusieurs accords et traités comme l’accord de partenariat stratégique et économique signé le 21 janvier 2015. L’ensemble de ces accords a permis de booster les échanges entre les deux pays. Fertilisants, équipements électriques et produits de la mer font partie des principaux produits exportés par le Maroc. Tandis que les importations du Royaume en provenance de la Côte d’Ivoire se concentrent essentiellement dans le secteur du bois et du cacao.
Toutefois, la Côte d’Ivoire, comme beaucoup de pays en voie de développement, doit faire face à plusieurs problématiques comme le nombre assez important d’entreprises qui opèrent dans le secteur informel, ainsi que le taux d’inclusion financière qui est relativement faible malgré un grand nombre de banques. À titre de comparaison, la Côte d’Ivoire compte une agence bancaire pour 36.000 habitants contre une agence pour 5.400 habitants au Maroc.
Autre pays objet d’un webinaire dédié, toujours dans le cadre de la série « Doing Business » organisée par l’ASMEX en partenariat avec le cabinet Harvard Consulting : le Mali. Durant ce webinaire présidé par Hassan Sentissi, Président de l’ASMEX, et animé également par Philippe Cordier, plusieurs points ont été traités dans le but de mettre en exergue les opportunités d’affaires qu’offre le marché malien. Ces opportunités se concentrent principalement dans le secteur de l’élevage et du bétail, où le Mali se positionne en tant que plus gros producteur en Afrique de l’ouest. « Que ce soit le secteur de la viande, des aliments de bétail ou le secteur laitier, le BTP, la bioénergie…, tous pourraient être porteurs pour les exportateurs marocains », Assure M. Cordier.
Les exportations du Maroc vers le Mali couvrent plusieurs domaines d’activité. Les exportations d’équipements électriques se placent en pôle position avec une valeur de 19,9 millions de dollars. Dans le sens inverse, les principales importations du Royaume Chérifiens en provenance du Mali concernent le secteur agricole et plus précisément les fruits tels que le melon ou le citron. Il faut aussi souligner que l’existence de nombreux accords de coopération bilatérale entre les deux nations sans oublier le potentiel qu’offre aujourd’hui la ZLECAF, ne peuvent que pousser les exportateurs marocains et les opérateurs maliens à saisir les opportunités qui s’offrent à eux.
Néanmoins, un point de vigilance concernant le nombre important d’entreprises informelles au Mali a été relevé lors de cette rencontre. « Si ces entreprises ne vont pas à l’Etat pour enregistrer leurs activités parce qu’elles ne connaissent pas la législation en vigueur, l’Etat ne s’intéresse pas non plus au secteur informel, ni pour lui procurer des débouchés, ni pour tenter d’intégrer les activités de ce secteur dans le dispositif officiel. Sur tous les marchés, il est possible que des opérateurs agissent sans être distinctement référencés », explique M. Cordier.
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