
Dans sa série d’enquêtes sur les Top-of-Mind des marques au Maroc, Sunergia s’est intéressé à la notoriété des marques de lait. Sunergia rappelle tout d’abord que la région de Rabat-Salé-Kénitra est la première zone laitière du pays, avec une production de 522 millions de litres de lait, suivie par les régions de Béni Mellal-Khénifra, Casablanca-Settat et Marrakech-Safi. La production nationale de lait s’élève à quelques 2,5 milliards de litres, avec une couverture de 96% des besoins nationaux. Le chiffre d’affaires de la filière s’élevait à 9,1 MMDH en 2018. Actuellement, 16 opérateurs assurent la transformation industrielle du lait.
Les importations ne concernent que certains types de laits spécifiques (lait infantile, lait UHT et lait en poudre). Plus de la moitié des importations proviennent de 2 pays : les Pays-Bas (32%) et la France (27%). Côté exportations, le Maroc n’expédie qu’une très petite partie de sa production. Les pays où l’on exporte le plus sont la Mauritanie (64%), le Qatar (21%) et le Sénégal (8%).
Concernant l’enquête de notoriété, 1 017 personnes ont été interrogées et devaient citer la première marque de lait à laquelle elles pensaient. C’est Centrale, la marque de lait historique de Centrale Danone, qui se place en tête du classement, avec un score de 44%. Un bon résultat donc, malgré le récent boycott subi par l’entreprise. Sunergia évoque le cas particulier de Salim, un lait UHT de Centrale Danone qui avait disparu du marché marocain pendant quelques années avant de faire son retour en 2020 avec un nouveau packaging en poche. Malgré sa disparition, la marque occupe la 3ème place dans le classement des marques de lait les plus connues au Maroc avec un score de 8%.
En seconde position arrive Jaouda, citée par 31% des Marocains. La marque de Copag est citée davantage dans les CSP les plus aisées (37%) et par les habitants des régions du Sud (38%). En outre, un écart important a été observé avec les autres marques qui arrivent loin dans le classement : Nido (4%), Safilait Jibal (3%), Rafii (2%), Bon Lait Marrakech (2%).
« Aujourd’hui, les opérateurs de la filière laitière devront faire face à un défi de taille, lié aux contraintes hydriques, vu que la production laitière nécessite d’importantes ressources en eau. La coopérative Copag a d’ailleurs multiplié ses investissements dans les énergies vertes, depuis quelques années, qui lui permettent de couvrir les besoins énergétiques de son industrie. Le dernier en date est la nouvelle station d’épuration de l’eau, qui représente une première du genre au niveau africain », conclut Sunergia.
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