
Organisée par le Corporate Council on Africa (Conseil des entreprises pour l’Afrique (CCA), la 14ème édition de l’US Africa Business Summit 2022, qui s’est déroulée du 19 au 22 juillet à Marrakech sous le Haut Patronage de SM Le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste, vient de prendre fin.
C’est en présence de hauts représentants gouvernementaux américains et africains de plus de 50 pays, de 6 Ministres des Affaires étrangères et d’une vingtaine de Ministres sectoriels africains, d’agences gouvernementales américaines et africaines, de fonds d’investissement et de pension, d’organisations internationales et régionales, que les participants ont pu échanger durant 3 jours autour des opportunités de renforcement des liens industriels, d’investissement et de commerce entre notre continent et les États-Unis.
Le sommet a cumulé plus de 1 500 participants, dont 80% étaient composés des grands milieux d’affaires américains et africains et avec 40% de femmes. En tout, 37 sessions ont été organisées, traitant de problématiques de souveraineté sanitaire et alimentaire, d’innovation, de nouvelles technologies, d’énergies et d’infrastructures.
Plus de 450 opérateurs économiques américains, dont Pfizer, Visa, Citi, Procter & Gamble, Chevron, Coca Cola, Google et de grands groupes africains ont également participé, avec plus de 5 000 mises en relation et de nombreuses signatures de contrats d’affaires.
Côté marocain, Illiass Elfali, managing director stratégie institutionnelle et durabilité auprès de OCP, a souligné lors de la première séance plénière l’engagement du groupe pour le continent : « OCP est particulièrement dévoué à l’Afrique et ne cesse de multiplier les initiatives qui permettent de soutenir l’agriculture, laquelle joue un rôle crucial pour le développement de l’Afrique. En Ethiopie par exemple, OCP a travaillé à mettre en place une cartographie des terres fertiles et à accompagner ce pays dans sa stratégie agricole. Il est dommage que le continent soit encore aujourd’hui importateur de ses besoins alimentaires et agricoles. »
Ce sommet a d’ailleurs été l’occasion pour le Maroc de consolider son rôle en tant que trait d’union entre l’Afrique et les États-Unis et d’encourager la construction d’une économie africaine tournée vers l’avenir, et qui tire sa force de son intégration dans le système mondial et les chaînes de valeur internationales.
Organisée autour du thème « Building Forward Together – Futur » (« Bâtir l’avenir ensemble – le futur »), la plénière de clôture de l’événement a offert l’opportunité de réfléchir collectivement à l’avenir d’un continent prometteur à tous les niveaux. À cette occasion, Ryad Mezzour, Ministre marocain de l’Industrie et du commerce, a souligné la vision royale d’adopter « une politique cohérente et intégrée à l’égard de nos frères africains, fondée sur l’investissement conjoint des richesses, le développement humain et le renforcement de la coopération économique. »
Malgré un contexte difficile plein d’enjeux et marqué par la reconfiguration de l’économie internationale, l’Afrique a tous les atouts pour être un acteur actif et mieux s’intégrer dans les chaînes de valeur et de transformation mondiales. Les entreprises africaines ont ainsi un rôle déterminant à jouer et sont appelées à prendre des risques commerciaux pour saisir les opportunités offertes par un marché plus vaste en élargissant leur base de fabrication.
« Nos priorités, en tant que pays africains, doivent être de placer la souveraineté au cœur de toutes les stratégies sectorielles et de la considérer comme une priorité pour la sécurisation de l’approvisionnement et de l’emploi. Nous devons nous engager à encourager la fabrication locale, à créer des réserves stratégiques pour certains produits essentiels et à diversifier les sources d’approvisionnement en produits énergétiques et alimentaires », a ajouté M. Mezzour.
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