
La Fédération interprofessionnelle des oléagineux du Maroc (FOLEA) a organisé une journée de sensibilisation à El Gara, dans la province de Benslimane, en collaboration avec la direction Régionale de l’Agriculture de Casablanca-Settat. L’objectif de cette journée était de présenter aux agriculteurs de la région les avantages de la culture du tournesol, en particulier dans le contexte des changements climatiques auxquels le pays est confronté.
Grâce au contrat-programme oléagineux signé entre la FOLEA et le ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, la fédération s’engage à soutenir les agriculteurs marocains souhaitant se lancer dans la culture des oléagineux, notamment le tournesol et le colza. Cela se traduit par la mise à disposition de semences de qualité adaptées aux conditions pédoclimatiques du Maroc, ainsi que des équipements et un accompagnement technique tout au long du processus de culture. De plus, les agriculteurs bénéficient de débouchés commerciaux fiables à un prix garanti par l’État de 6000 DH/tonne, ainsi que de subventions sur le prix des semences.
L’objectif ambitieux de la FOLEA est de couvrir jusqu’à 15% de la consommation marocaine en huile, renforçant ainsi la souveraineté alimentaire du pays et réduisant sa dépendance aux importations.
À ce sujet, Kamal Amar, Directeur de la FOLEA, souligne : « les besoins annuels du Maroc en huile et en tourteaux s’élèvent à près de 8 milliards de DH. La FOLEA travaille avec les agriculteurs pour augmenter les superficies dédiées aux cultures oléagineuses, améliorer les rendements de la culture des céréales et éliminer les périodes de jachère dans la région Casa-Settat. Les agriculteurs sont également sensibilisés au fait que la culture des oléagineux représente une rotation bénéfique pour les céréales et les légumineuses. En plus, ils sont informés également de la résilience des cultures oléagineuses, notamment le tournesol, face au manque d’eau, ce qui en fait un choix idéal compte tenu du contexte actuel de stress hydrique que traverse le Royaume. Enfin, le prix garanti de 6000 DH/T soutenu par l’État permet le développement d’une production rentable pour le monde agricole, contribuant ainsi à la souveraineté alimentaire du pays. »
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