La Fédération nationale des associations de consommateurs (FNAC) dénonce, à la suite d’une enquête menée par l’ONG suisse Public Eye, la présence de sucre ajouté dans les céréales infantiles Cerelac commercialisées par Nestlé au Maroc.
Selon cette enquête, réalisée sur une centaine de produits Cerelac vendus dans 20 pays africains et analysés par le laboratoire Inovalys, plus de 90 % des produits contiennent du sucre ajouté. Les analyses ont révélé une moyenne de près de 6 grammes de sucre ajouté par portion, soit environ un carré et demi de sucre, dans des produits destinés aux bébés dès l’âge de six mois.
Au Maroc, les céréales infantiles Cerelac sont très populaires et Nestlé contrôlerait près de 80 % du marché. Les quatre produits analysés contiendraient du sucre ajouté, avec une moyenne de 5,8 grammes par portion. La teneur la plus élevée, soit 7 grammes par portion, a été relevée dans la variante Cerelac aux fruits.
La FNAC pointe ce qu’elle qualifie de double standard, rappelant qu’en Suisse, pays du siège de Nestlé, ainsi que dans plusieurs marchés européens, les céréales infantiles destinées aux bébés dès six mois sont commercialisées sans sucre ajouté. À titre d’exemple, le Cerelac au blé est vendu sans sucre ajouté au Royaume-Uni et en Allemagne, alors que sa version marocaine en contiendrait près de 6 grammes par portion.
La Fédération déplore également l’absence d’indication claire sur la quantité de sucre ajouté dans les informations nutritionnelles disponibles sur les produits vendus au Maroc, estimant que cela empêche les consommateurs de faire un choix pleinement éclairé.
La FNAC appelle ainsi Nestlé à revoir la formulation de ses produits infantiles commercialisés au Maroc, en supprimant le sucre ajouté des aliments destinés aux bébés. La Fédération s’appuie notamment sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, qui déconseille l’ajout de sucre dans l’alimentation des jeunes enfants, en raison des effets possibles d’une exposition précoce au goût sucré, parmi lesquels une appétence accrue pour les produits sucrés et un risque plus élevé d’obésité.
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