Casablanca s’apprête à engager une transformation majeure de son organisation alimentaire avec le projet de création d’une ville alimentaire de 309 hectares à Sahel Oulad H’Riz. Présentée par la maire de Casablanca, Nabila Rmili, cette future plateforme ambitionne de regrouper sur un même site, les marchés de gros aujourd’hui dispersés dans plusieurs quartiers de la métropole, notamment ceux des fruits et légumes, du poisson, de la volaille, des œufs et des dattes.
Inspiré du modèle du marché international de Rungis, ce projet vise à moderniser les circuits d’approvisionnement de la capitale économique et à répondre aux nouveaux enjeux logistiques, sanitaires et urbains. La future ville alimentaire devrait ainsi permettre une meilleure organisation des flux de marchandises, un renforcement de la traçabilité des produits, ainsi qu’une amélioration des conditions d’hygiène et de sécurité alimentaire.
Le site choisi bénéficie d’un emplacement stratégique, à proximité des grands axes routiers et des futures connexions régionales. Cette localisation devrait faciliter l’acheminement des produits vers Casablanca et sa région, tout en réduisant la pression exercée par les poids lourds sur les zones urbaines denses, notamment autour des marchés actuels de Sidi Othmane.
Dotée d’un investissement estimé à 2 milliards de dirhams pour sa première phase, la ville alimentaire devrait voir ses travaux démarrer en 2026, pour une durée prévisionnelle d’environ trois ans. À terme, cette infrastructure est appelée à devenir un véritable hub agroalimentaire, capable de renforcer la compétitivité de Casablanca et son positionnement comme plateforme économique majeure à l’échelle nationale et africaine.
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