
La Chambre de Commerce Britannique pour le Maroc (Britcham) a organisé, le 26 janvier dernier, son premier webinaire de l’année sous le thème : « Soutien aux entreprises en période de crise et plan de relance ». En premier lieu, les intervenants ont salué les différentes mesures prises par l’État pour accompagner les entreprises et salariés durant les premiers mois de la pandémie.
Sur le volet social, Abdellatif Mortaki, Directeur Général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), a présenté le bilan de l’accompagnement de la Caisse. Le montant des aides aux salariés pour les entreprises a avoisiné les 6 milliards de dirhams à travers le Fonds Spécial. D’autres points ont été évoqués par M. Mortaki, notamment les reports d’échéances, les remises sur les majorations de retard, ainsi que le nouveau portail concernant l’indemnité pour perte d’emploi.
Côté financier, François Marchal, Directeur Général de Société Générale Maroc, rappelle que la question du financement des entreprises est de nouveau sur la table. « De nouvelles solutions doivent émerger », insiste-t-il. En effet, les montants alloués au plan de relance arrivent bientôt à épuisement. Sur les 75 milliards de dirhams de crédits bancaires destinés aux entreprises, il reste moins de 25 milliards de dirhams. Dans le même sens, Hassan Belkhayat, Administrateur à la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a rappelé l’impératif de trouver de « nouvelles ressources financières sous de nouvelles formes. » Il s’agit, entre autres, de la prise de participation dans le capital d’une entreprise. Pour M. Belkhayat, « le Maroc a été un des pays africains qui a le mieux accompagné les entreprises. »
Enfin, M. Marchal a salué les effets positifs des crédits Damane, où les entreprises bénéficiaires avaient obligation de régler des prestations de fournisseurs. « Plus de 50% des montants qui étaient empruntés au titre de Damane relance devaient servir à payer des fournisseurs. Je pense que ceci a beaucoup aidé les PME à se faire payer par leurs clients et à réenclencher une machine de paiement inter-entreprises », indique-t-il.
FOOD Magazine L'alimentaire à la loupe

