La nutrition des enfants au cœur des préoccupations du sommet de l’Union Africaine

Dans une démarche ambitieuse pour combattre la malnutrition infantile en Afrique, le Lesotho, la Commission de l’Union Africaine, la Banque Africaine de Développement et leurs partenaires ont plaidé pour un engagement accru afin d’améliorer la nutrition des enfants sur le continent. Lors d’une table ronde de haut niveau tenue le 18 février dernier, ils ont souligné l’urgence de réduire de 40 % la malnutrition et les retards de croissance d’ici 2025, un objectif ambitieux à atteindre dans un délai très court.

Avec plus de 86 millions d’enfants de moins de cinq ans souffrant de diverses formes de malnutrition, dont 63 millions présentant des retards de croissance, la situation est alarmante. Cette problématique a été mise en avant lors de la 37èmesession ordinaire du sommet de l’Union Africaine à Addis-Abeba, soulignant un défi majeur pour le développement futur de l’Afrique.

Le Premier ministre du Lesotho, s’exprimant au nom du roi Letsie III, a appelé à des politiques et programmes renforcés pour lutter contre ce fléau par des investissements multisectoriels. « Notre engagement en tant que dirigeants reste un pilier essentiel dans la conduite des actions politiques et législatives visant à lutter contre la malnutrition », a affirmé Samuel Ntsokoane Matekane. Ce sentiment est partagé par Akinwumi Adesina, président du Groupe de la Banque Africaine de Développement, qui souligne l’impact dévastateur d’une mauvaise nutrition sur le potentiel éducatif, la productivité et le développement économique.

La Déclaration de Seqota en Éthiopie, mentionnée par la présidente Sahle-Work Zewde, illustre l’engagement des gouvernements africains envers l’éradication des retards de croissance chez les enfants, avec le soutien notable de la Banque africaine de développement.

Les intervenants ont mis en lumière l’importance du leadership politique, des investissements stratégiques et de la collaboration internationale pour inverser la tendance de la malnutrition. « Chaque dollar investi dans la nutrition peut générer un retour sur investissement de 16 dollars »,  a souligné la représentante de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture en Éthiopie, Farayi Zimudzi, mettant en avant l’aspect économique sensible de l’investissement dans la nutrition.

Cette rencontre a également été l’occasion pour les dirigeants africains et les partenaires au développement de réaffirmer leur engagement à aligner les objectifs nationaux sur les agendas continentaux et mondiaux en matière de nutrition, dans l’espoir d’améliorer significativement la santé et le bien-être des enfants africains.

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