
Le dernier rapport stratégique d’Attijari Global Research, intitulé : « Covid-19 : Des lueurs d’espoir au bout du tunnel » vient d’être dévoilé. La réflexion des experts s’est concentrée autour de 3 volets (sanitaire, macro-économique et micro-économique) et a aboutit à quelques convictions majeures. La première est, qu’en l’absence d’un vaccin ou d’un traitement efficace contre le Covid-19 à court terme, l’objectif premier des gouvernements restera l’aplanissement de la courbe d’infection. « Pour le cas du Maroc, il nous semble difficile d’envisager un retour à la normale de l’activité économique sans que l’Europe n’émette des signaux positifs en la matière », indique le rapport. Par ailleurs, dans un contexte mondial incertain (confinements plus longs que prévus, plans de relance très évolutifs), les estimations de croissance du PIB pour 2020 sont très disparates, variant de -3,7% à 2,3%. Cependant, Attijari Global Research juge que le Maroc, fort d’un élan de solidarité remarquable et d’une marge de manœuvre budgétaire importante, devrait absorber partiellement les turbulences économiques.
Enfin, Attijari Global Research a étudié, pour chaque secteur d’activité, les grandes tendances induites par la crise sanitaire. « Le caractère inédit de la crise sanitaire actuelle devrait certainement avoir des répercussions majeures à la fois sur les priorités des gouvernements et sur le business modèle de plusieurs secteurs d’activité. Par conséquent, il nous semble plus intéressant pour les investisseurs de se projeter post-crise afin de miser sur les secteurs qui en sortiraient gagnants », peut-on lire dans le rapport. Parmi les 4 secteurs stratégiques, Attijari Global Research a identifié les télécommunications, l’agroalimentaire, la distribution moderne et les métaux précieux.
Les activités agroalimentaires devraient gagner en importance stratégique au terme de cette crise pour trois raisons : « premièrement, cette activité n’accuse aucune perturbation de sa chaîne de valeur grâce à la bonne tenue de ses composantes Offre et Demande. Deuxièmement, ce secteur est un grand pourvoyeur d’emplois qui pourrait jouer un rôle actif durant cette crise. Troisièmement, de nouvelles opportunités à l’export émergeront dans un contexte où la question de la sécurité alimentaire semble prendre le dessus au sein des grandes économies. À cet effet, nous nous intéressons particulièrement à Cosumar et à Lesieur Cristal qui s’inscrivent déjà dans une logique de développement international portée par un tour de table équilibré entre des actionnaires métier de référence mondiale et des institutionnels locaux crédibles. »
Quant au secteur de la distribution moderne, il est, selon la même source, « devant une opportunité unique pour augmenter considérablement son taux de pénétration au sein de l’économie. Ce taux s’élèverait à peine à 17% contre 38% en moyenne pour les pays comparables. Ce secteur a atteint des niveaux records en termes de fréquentation favorisant ainsi le changement des habitudes de consommation des ménages. Parallèlement, nous relevons l’implémentation de la digitalisation à travers le lancement des services de commande en ligne et de livraison à domicile. Un nouveau créneau qui sera à terme créateur de valeur pour cette activité. »
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