
Organisée le 8 juin par le Ministère de l’industrie, la nouvelle édition des « Rendez-vous de l’Industrie : l’agroalimentaire » a fait le point sur les principales réalisations du secteur dans le cadre du plan d’accélération industrielle (PAI) et sur les perspectives de son développement. Aujourd’hui, le nombre d’entreprises de l’agroalimentaire est de 2.100, représentant un chiffre d’affaires (CA) de 161 MMDH, un CA à l’export de 32,8 MMDH et une valeur ajoutée estimée à 39 MMDH. « Le secteur a joué un rôle incroyable pendant la pandémie. (…) Au Maroc, nous n’avons absolument manqué de rien et la raison essentielle est que nous avons des opérateurs dans ce secteur d’un nationalisme du plus haut niveau, qui ont retroussé les manches et travaillé jour et nuit », a déclaré Moulay Hafid Elalamy, Ministre de l’industrie.
Plusieurs mesures d’accompagnement ont été mises en œuvre pour booster le développement du secteur : appui à l’investissement, soutien à l’exportation et appui à la commercialisation, etc. À ce jour, 122 projets d’investissement dans le secteur agroalimentaire, d’un montant global de 3,7MMDH, ont été validés. « Aujourd’hui, les enjeux du secteur se trouvent dans l’innovation, la compétitivité et la R&D. Nous avons un consommateur exigeant et nous sommes face à des accords de libre-échange où la concurrence est rude. Ces enjeux sont donc une question de survie, mais aussi, une opportunité », a affirmé Amine Berrada Sounni, PDG de la Compagnie chérifienne de chocolaterie (Aiguebelle).
Pour sa part, Saïd Mouline, Directeur général de l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE), a mis l’accent sur l’importance du développement durable. « Ce concept n’est plus un luxe, mais un must. Cette pandémie nous a donné beaucoup de leçons : nous n’avons plus le droit de gaspiller tous les intrants, l’énergie, les matières premières, l’eau… Cela doit être géré tout comme les déchets agricoles qui représentent une énorme niche », a-t-il-affirmé.
Face aux enjeux, « les combats ne sont pas tous faciles. Plus ils sont complexes, plus ils sont intéressants », a lancé le Ministre, affirmant que le Maroc est fier d’avoir des industriels d’exception qui l’ont montré de façon magistrale. « Pour ces multiples raisons, nous n’allons pas nous arrêter. Nous avons une population qui a changé au fil du temps, ses besoins et sa tolérance ont changé, elle devient moins tolérante vis-à-vis de la mauvaise qualité, même importée. La population a compris qu’elle doit accompagner l’industriel parce qu’il fait travailler de la main-d’œuvre marocaine, nos enfants », a souligné le Ministre.
FOOD Magazine L'alimentaire à la loupe

