
Suite à la récente augmentation des prix de vente des huiles de table au Maroc, et conformément aux dispositions de la loi n°20.13, le président de la Chambre des représentants a saisi le Conseil de la concurrence pour émettre un avis concernant le respect des règles d’une concurrence libre et loyale par les producteurs et importateurs des huiles de table.
De ce fait, une étude a été réalisée par le Conseil qui a permis de conclure que les augmentations des prix de vente des huiles de table enregistrées sur le marché national s’expliquent par la conjonction de facteurs objectifs liés à la structure du marché lui-même et aux évolutions du marché extérieur duquel il est dépendant.
Par ailleurs, le Conseil fait état d’un amont agricole de la filière oléagineuse presque inexistant. En effet, selon le Conseil, le Maroc connait un déficit structurel en termes de matière première utilisée pour la fabrication des huiles de table. « Près de 98,7% des besoins domestiques du pays sont importés, essentiellement sous forme d’huiles brutes et seuls 1,3% sont couverts par les graines produites localement », a-t-il fait observer.
Par ailleurs, le Conseil révèle que l’activité de raffinage travaille avec des marges bénéficiaires raisonnables. « Il a été montré que les marges brutes dégagées par les opérateurs restent dans des limites raisonnables. Elles varient entre 4 à 5 %. L’activité du raffinage, quant à elle, reste compétitive au regard des importations en huiles raffinées qui demeurent marginales », souligne le Conseil.
Pour conclure, le Conseil indique que la tendance haussière des cours mondiaux des huiles brutes est accentuée par la récente forte augmentation des tarifs de l’énergie, du fret maritime et du transport de marchandises au niveau mondial, en raison du redémarrage rapide et simultané de l’économie mondiale, caractérisé par une hausse importante de la demande, une pénurie des conteneurs et une congestion des ports.
FOOD Magazine L'alimentaire à la loupe

