
La décision récente de la Mauritanie d’imposer une surtaxe importante sur les fruits et légumes marocains a déclenché une série de répercussions économiques et commerciales depuis le début de l’année 2024. Cette augmentation des droits de douane, atteignant jusqu’à 171%, a entraîné une hausse notable des prix sur le marché mauritanien, suscitant l’inquiétude du Forum des consommateurs mauritaniens.
Face à cette augmentation des coûts, le Forum a exprimé ses préoccupations concernant l’impact sur le coût de la vie et a appelé à des mesures pour atténuer cette situation. Les professionnels du secteur du transport sont également affectés, l’augmentation des droits de douane affectant la logistique des exportations marocaines vers la Mauritanie et les pays voisins. Cette situation risque de nuire à la compétitivité des produits marocains sur le marché africain et pourrait engendrer des tensions entre transporteurs et exportateurs.
En réponse à cette surtaxe et à l’interdiction marocaine sur l’exportation de certains produits tels que les oignons et les pommes de terre, la Mauritanie se tourne désormais vers d’autres marchés, comme l’Égypte et l’Afrique du Sud, pour s’approvisionner en légumes. Ce changement pourrait redéfinir les dynamiques commerciales régionales.
Les conséquences de ces nouvelles taxes douanières se ressentent également au sein de la chaîne de distribution en Mauritanie. Les camionneurs, contraints de répercuter cette hausse sur les grossistes, provoquent une augmentation des prix qui se répercute jusqu’au consommateur final. Cette mesure a aussi entraîné une raréfaction de certains produits sur le marché de Nouakchott.
Ces événements mettent en lumière la complexité des relations commerciales transfrontalières et leurs effets directs sur les économies locales, notamment en termes de prix à la consommation et de chaînes d’approvisionnement.
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