Insémination et digitalisation : les nouvelles armes du lait marocain

M. Mohammed Sadiki, ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, a visité le 4 octobre 2024, le centre pédagogique de la filière laitière, le Lactopôle de Maroc Lait à Ain Jamaa, sis dans les environs de Casablanca. Cette visite s’inscrit dans la mise en œuvre de la stratégie Génération Green et met en lumière les efforts conjugués de Maroc Lait et du ministère pour renforcer le secteur laitier au Maroc.

Lors de sa visite, le ministre a pris connaissance des avancées enregistrées dans la filière laitière. Six unités régionales ont été lancées pour encadrer 12 000 éleveurs avec plus de 1 000 visites programmées. Grâce à des partenariats Sud-Sud, des programmes de formation avec une dimension internationale bénéficieront à plus de 1 300 éleveurs, jeunes entrepreneurs, techniciens et étudiants. Avec la mise en place du système d’information « SIMALAIT, le secteur se digitalise et centralise les actions de développement de la filière, facilitant l’accompagnement des opérateurs et améliorant l’efficacité de la production. Enfin, le Centre Régional d’Insémination artificielle à Ain Jemaa devra produire 400 000 doses de semences bovines par an, couvrant 50 % des besoins nationaux.

A cet égard, deux nouvelles conventions ont été signées. La première concerne la gestion déléguée du centre régional de l’insémination artificielle d’Ain Jemaa, tandis que la seconde porte sur la digitalisation et l’adoption de nouvelles technologies via le projet SIMALAIT.

Par ailleurs, M. Sadiki a présidé la remise de 19 véhicules équipés pour l’insémination artificielle et le contrôle laitier, et destinés aux coopératives et opérateurs du secteur. Il a salué à cette occasion, le dynamisme de Maroc Lait et encouragé les opérateurs à poursuivre leurs efforts pour moderniser la chaîne de valeur, adopter des pratiques durables et bâtir une filière laitière résiliente. 

M. Rachid Khattate, président de Maroc Lait, a affirmé que les conventions signées, y compris la gestion du centre d’insémination d’Ain Jemaa, s’inscrivent dans un plan d’action à moyen terme en collaboration avec le ministère de tutelle. « Malgré les défis liés à la sécheresse, des mesures d’urgence ont été mises en place tout en maintenant les objectifs stratégiques. La gestion structurée de l’insémination est essentielle pour renforcer la résilience de la filière. Nous devons miser sur la reproduction locale pour sécuriser la souveraineté alimentaire du pays, car l’importation ne suffira pas à répondre aux besoins nationaux. »

Partager sur :

Lire aussi

Maroc-UE : Rencontre ministérielle sur la transformation des systèmes agroalimentaires et la gestion de l’eau

Le Ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.