Guinée : un projet de 28,3 millions € pour réduire les importations de riz

Un programme visant à réduire la dépendance aux importations de riz en Guinée a été officiellement lancé, le 18 octobre, avec l’appui du fonds « Lives and Livelihoods », une initiative multilatérale de développement créée par la Banque islamique de développement (BID) et les partenaires à la coopération au développement. « Nous sommes reconnaissants au Fonds « Lives and Livelihoods » et à ses donateurs pour leur appui dans le cadre du programme régional de la chaîne de valeur du riz. L’amélioration de la production nationale de riz est une priorité pour la Guinée. Grâce à des initiatives telles que le Projet de chaîne de valeur du riz, nous assistons à une augmentation des investissements dans ce domaine, ce qui permet daméliorer la productivité et de multiplier les possibilités d’emploi, en particulier chez les jeunes », a déclaré Dr Samoii Béavogui, secrétaire général du ministère de l’agriculture et de l’élevage de Guinée.

Le Programme régional de la chaîne de valeur du riz (RRVCP) vise les pays membres de la BID situés en Afrique de l’ouest qui ont une autosuffisance en riz faible à intermédiaire, allant de 12% au Niger à 69% en Guinée. Le déficit est comblé par des importations qui, dans leur ensemble, leur coûtent plus de 1,2 milliard USD par an. Musa Sillah, directeur du bureau régional de la Banque islamique de développement à Dakar, Sénégal, a déclaré : « en dotant les pays d’Afrique des moyens d’investir dans leur propre secteur rizicole, le Fonds « Lives and Livelihoods » peut les aider à améliorer leur productivité et leur compétitivité et à moins dépendre des importations. »

Le projet couvre 4 régions en Basse Guinée : Coyah, Dubreka, Boffa, et Boké, et 3 en Haute Guinée : Dinguiraye, Kouroussa et Siguiri. Ces régions ont été sélectionnées en raison de leur potentiel d’augmentation de la production de riz. Au total, le projet aura un impact sur 60 000 ménages ruraux intervenant dans la chaîne de valeur du riz, soit environ 300 000 personnes.

L’un des objectifs du projet est de faire en sorte que 45% des femmes et 45% des petits exploitants agricoles de moins de 35 ans aient accès aux technologies et aux innovations qu’il apportera à la chaîne de valeur et, ce faisant, de créer des opportunités d’emploi équitables. Il s’agira également de mettre en place des infrastructures clés, notamment des systèmes d’irrigation efficaces, des installations de séchage et de stockage à la ferme qui minimisent les pertes post-récolte, des services de vulgarisation et de conseil, et des entreprises agroalimentaires grâce à la collaboration efficace des rizeries. Les acteurs de toute la chaîne de valeur — petits exploitants, associations de producteurs, entreprises agroalimentaires, commerçants, meuniers, prestataires de services, négociants, agrégateurs, institutions financières et communautés rurales — seront mobilisés.

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