« Nous sommes passés de la Marche verte à une véritable marche de développement économique »
Dans un contexte marqué par l’accélération des investissements dans les provinces du Sud, la région de Dakhla-Oued Eddahab s’impose progressivement comme un nouveau hub économique à vocation africaine et internationale. Une dynamique que ses acteurs institutionnels attribuent à une vision stratégique de long terme, portée au plus haut niveau de l’État.
Habbat Michane Mohamed, président de la Chambre de commerce, d’industrie et de services de Dakhla-Oued Eddahab, estime que la région connaît aujourd’hui « une véritable mutation qualitative » en matière d’investissement. Selon lui, cette évolution s’inscrit directement dans le sillage de la Vision Royale relative au Programme de développement des provinces du Sud, qui a permis de poser les bases d’un modèle économique ouvert sur l’Afrique et sur les grands marchés internationaux.
Dans ce cadre, la Chambre de commerce joue un rôle central, en assurant pleinement sa mission constitutionnelle de structuration et d’animation du tissu économique. Elle multiplie ainsi les rencontres et les échanges avec des investisseurs africains, étrangers et nationaux, contribuant à positionner Dakhla comme une plateforme d’affaires crédible et attractive. « Nous sommes passés de la Marche verte à une véritable marche de développement économique », souligne-t-il, mettant en avant la stabilité et la clarté du cadre stratégique offert aux opérateurs.
Parmi les projets structurants appelés à transformer durablement l’économie régionale figure le port atlantique de Dakhla. En cours de réalisation, ce futur complexe portuaire, dont l’achèvement est prévu à l’horizon 2028-2029, est appelé à devenir un pôle économique majeur, à l’image de Tanger Med, Nador West Med ou du port de Casablanca. Grâce à sa position géostratégique, il ambitionne de jouer un rôle de passerelle entre l’Afrique, l’Europe et l’Amérique latine.
Au-delà des infrastructures, la région s’appuie sur un potentiel multisectoriel important : agriculture, énergies renouvelables, notamment éolienne, ressources halieutiques, minières et touristiques. Autant d’atouts qui, combinés aux nouveaux investissements, devraient consacrer Dakhla-Oued Eddahab comme un pôle économique de référence à l’échelle du continent africain et un maillon clé des échanges intercontinentaux.
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