Effets du Covid-19 sur le marché des produits alimentaires emballés : Euromonitor livre ses conclusions

©Anna Shvets – Pexels

Euromonitor International vient de publier un livre blanc sur l’impact à court-terme de la pandémie de Covid-19 sur 3 sous-secteurs clés des aliments emballés (repas à la maison, snacks et produits laitiers), mais aussi sur les chaines logistiques et sur les tendances qui risques de se maintenir après la crise.

Premier constat : avec la fermeture des restaurants, le fait de manger à la maison est devenu la nouvelle norme, qu’il s’agisse de cuisiner à partir de produits bruts ou de se faire livrer. Avec les craintes sanitaires, les consommateurs ont privilégié le fait maison et développé leurs talents culinaires. À plus long terme, les consommateurs devraient être plus attentifs à la santé à la nutrition, avec un essor des produits stimulant l’immunité. Cependant, les incertitudes économiques pourront aussi détourner les acheteurs des marques premium et les orienter vers les marques discounts ou MDD.

Au niveau des snacks, l’impact dépend de la durée des périodes de quarantaine et de fermeture des établissements CHR. Même si la snackification (remplacer les repas traditionnels par une consommation nomade de snacks) est en baisse, le fait que les familles soient confinées a créé de nouvelles opportunités pour les fournisseurs, les consommateurs recherchant des produits plus variés et plus « plaisir ». Après le déconfinement, la préparation de repas « maison » risque de perdurer en raison des difficultés économiques des ménages, ce qui favorisera les plats cuisinés et les aliments de base plus que les snacks. Par contre, les confiseries bon marché ne devraient pas trop souffrir de la récession : comme après la crise financière de 2008, les consommateurs y trouveront un peu de réconfort !

Du côté des produits laitiers, la demande pour le lait UHT a augmenté durant la pandémie au niveau mondial. Le fait de plus cuisiner a également favorisé les achats de fromage, de crème et de beurre. Mais la chute des ventes auprès des restaurants sera difficile à compenser avec les seules ventes en BtoC…

Malgré le caractère essentiel du commerce alimentaire durant cette période, la crise a révélé les faiblesses existantes dans les supply chains. Ainsi, le restockage et le maintien des flux a été difficile, accentuée par l’indisponibilité d’une partie des employés, la fermeture des frontières (qui a révélé l’interdépendance et la vulnérabilité des marchés) et l’augmentation générale de la demande. Certains commerçants ont même dû mettre en place un rationnement. Selon Euromonitor International, les chaines logistiques alimentaires seront probablement modifiés fondamentalement dans le futur. Les produits locaux seront favorisés et le « besoin » de consommer des produits provenant des quatre coins du monde remis en question.

Le e-commerce a clairement bénéficié de la crise sanitaire. Les gouvernements ont encouragé son usage et les consommateurs l’ont utilisé pour acheter des produits alimentaires tout en maintenant la distanciation sociale, sans risquer de se retrouver face à des rayons vides en magasin. Les distributeurs s’attendent à ce que ce passage au commerce en ligne continue pendant le déconfinement, la distanciation sociale devenant la norme.

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