
L’Institut Marocain de Normalisation (IMANOR) a organisé le 26 octobre 2021 la 7ème édition du Forum National de Normalisation. Célébrant la journée mondiale de normalisation, cette édition 2021 avait pour thème « les Normes, outil de compétitivité » et avait pour objectif, selon Mekki Kabbaj, chef du département de normalisation à l’IMANOR, de mettre en exergue le rôle des normes en tant qu’instrument stratégique pour l’amélioration de la performance, la compétitivité, la qualité et l’innovation. Un sujet d’autant plus pertinent dans le contexte économique actuel, caractérisé par la diversification des modes de consommation et la dynamique de relance économique.
Parmi les présentations réalisées lors de ce forum, Rajae Didih, responsable à l’IMANOR, a parlé du système normatif marocain, des principales réalisations lors de l’année 2020 ainsi que des perspectives prévues à court et à moyen terme. Elle a ainsi expliqué que, « au niveau national, la loi 12-06 cadre les activités de normalisation. Cette loi fixe un certain nombre d’organes responsables de la normalisation au Maroc, à savoir le conseil supérieur de normalisation, certification et accréditation, qui accompagne le gouvernement dans la définition de la politique nationale en matière de normalisation, certification et l’accréditation. Pour ce qui du bilan normatif, depuis 2011 ce dernier a connu une nette amélioration. En 2020, nous avons atteint une collection de 15 419 normes avec 1 122 normes marocaines qui ont été adoptées et 537 autres qui ont fait l’objet d’une révision. »
Concernant la répartition des normes marocaines par secteur d’activité, les secteurs de la qualité, sécurité et environnement ainsi que l’industrie mécanique et métallurgique arrivent en pôle position avec plus de 19 % des normes marocaines.
De son côté, Basma M’lhafi, ingénieur au département de normalisation de l’IMANOR, a présenté le rôle des normes dans le soutien la politique de l’État en termes de préférence nationale dans les achats publics. Elle a indiqué que plusieurs textes juridiques ont été publiés pour exiger l’application des normes qui sont citées dans les cahiers de charges des marchés publics, à l’image des articles 35 et 36 de la loi 12-06 ou encore de l’article 42 du décret n°2-16-34 approuvant le cahier des clauses administratives générales applicables au marché de travaux exécuté pour le compte de l’État public.
Quant à Rajae Bechchi, cadre à l’IMANOR, elle a axé sa présentation sur les enjeux de la contribution marocaine dans les travaux de la normalisation au niveau international.
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